S'il prend la tête de la SNCF, Jean Castex veut se concentrer sur "l'amélioration de l'infrastructure"

Jean Castex, en passe de devenir PDG de la SNCF, compte se concentrer sur "l'amélioration de l'infrastructure" pour lutter contre le vieillissement du réseau.

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L’Echo touristique, AFP

17 octobre 20252 min de lecture

A la tête de la SNCF, Jean Castex veut se concentrer sur "l'amélioration de l'infrastructure"
Devant le Sénat, Jean Castex a réaffirmé son intérêt pour la chose ferroviaire... et dévoilé les premiers contours de son éventuelle direction à la SNCF.© Yves Herman/POOL/AFP

Jean Castex pourrait prendre la tête de la SNCF. En tout cas, il a déjà établi un premier plan d’action qui mettra "l’amélioration de l’infrastructure" en priorité. L’objectif ? Lutter contre le vieillissement du réseau et se protéger des mésaventures connues par d’autres transporteurs par manque d’entretien de l’existant.

Jean Castex évoque aussi "l'arrivée de nouveaux matériels roulants" pour conserver et développer la clientèle face à l'arrivée de la concurrence. "Il y a beaucoup de choses à faire sur le train (...), le grand soir c'est l'amélioration de l'infrastructure, c'est l'arrivée du matériel roulant", a expliqué l'actuel PDG de la RATP, candidat pour la direction de la SNCF, lors d'une audition devant la commission du Développement durable du Sénat.

Le changement climatique a un "impact très concret" sur les réseaux

Il s'est notamment inquiété de "l'impact très concret du changement climatique sur la perturbation des réseaux". "Le principal ennemi c'est l'eau, mais il y a des problèmes de chaleur, de végétation. Cela suppose des investissements de résilience", a-t-il dit. Il a par ailleurs souligné qu'il allait "essayer d'amplifier" les ambitions en matière d'énergies renouvelables fixées par Jean-Pierre Farandou, auquel il devrait succéder après l'entrée de ce dernier au gouvernement.

L'ancien Premier ministre, dont la candidature pour piloter la SNCF a été proposée fin septembre par Emmanuel Macron, a longuement évoqué devant les sénateurs son intérêt pour la chose ferroviaire. Il a d'ailleurs rappelé avoir déjà postulé en 2019 lorsque M. Farandou, un pur cheminot, lui avait été préféré. Jean Castex sera auditionné la semaine prochaine par une commission de l'Assemblée qui doit ensuite, comme le Sénat, voter sur sa candidature.

Il assure qu'il continuera à la SNCF ce qui a fait sa marque de fabrique à la RATP : les visites de terrain. "Je n'ai pas commencé à faire des visites de terrain quand je suis arrivé à la RATP, j'ai fait ça toute ma vie" a-t-il dit. "J'aime bien soulever le capot."

"C'est une question d'argent"

Longuement interrogé par plusieurs sénateurs de régions inquiets de vivre un "déclassement ferroviaire", comme la Normandie et l'Auvergne, il a revendiqué une "vision politique" de l'aménagement du territoire français, et s'est déclaré favorable à des "règles d'équité" "pour que tout le monde concourt à l'aménagement du territoire".

"Il faut absolument, et j'ai bien conscience que ce n'est pas encore le cas, moderniser tant la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse que la Paris-Clermont-Ferrand", a-t-il dit notamment.

Mais il n'a pas caché qu'il faudrait "faire des priorités": "C'est une question d'argent" souligne Jean Castex. "Il va falloir que nous soyons très convaincants pour que des choix pertinents puissent être faits". Le nerf de la guerre… En attendant sa nomination, c'est Laurent Trevisani, le directeur financier du groupe, qui assure l'intérim.

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