C’était à prévoir. Deux sujets majeurs se sont invités lors de l’ouverture de la 53e édition du salon du Bourget : l’urgence climatique et les questions de sécurité. Si cette nouvelle édition du grand rendez-vous mondial de l’aéronautique se tient sous des auspices favorables en termes de croissance du trafic aérien, avec un doublement de la flotte d’avion dans le monde qui d’ici 20 ans, certains sujets sont désormais incontournables. Face à la montée en puissance du “flight bashing”, les avancées technologiques en termes de propulsion, de carburants alternatifs au kérosène, de matériaux de construction ou de formes d’avions futuristes, sont au cœur des enjeux. Les constructeurs sont en effet appelés à redoubler d'efforts pour construire des avions moins polluants et atteindre l'objectif de réduire de moitié les émissions de dioxyde de carbone (CO2) en 2050 par rapport au niveau de 2005, sous l'exigence environnementale croissante de jeunes générations déterminées à boycotter l'avion au profit d'autres modes de transports moins polluants.
Une édition compliquée pour Boeing
Le transport aérien contribue à hauteur d'au moins 2% aux émissions mondiales de CO2. Selon des chiffres de l'Agence européenne de l'environnement, ses émissions de dioxyde de carbone dépassent largement, avec 285 grammes par passager-kilomètre, celles des autres modes de transport.

