Nouvelle étape dans le rapprochement de Gîtes de France et de Clévacances. Les deux opérateurs viennent d’annoncer leur volonté de s’engager dans une structure commune en créant une co-entreprise. A travers ce rapprochement, leur ambition est de faire émerger la plus grande plate-forme de commercialisation dédiée aux hébergements labellisés chez l’habitant sur le marché français. Rien de moins. L’idée est donc de proposer dans un premier temps les produits référencés par Gîtes de France et Clévacances, puis d’ouvrir la plate-forme à d’autres labels. A l’heure actuelle une quinzaine d’entre eux, tels que Tourisme et Handicap, Bienvenue à la Ferme ou encore Fleurs de soleil, cohabitent en effet sur le marché français. Et c’est grâce à la labellisation que la plate-forme entend bien se distinguer. "Ce sera notre différence demain : nous sommes un réseau qui appartient à ses propriétaires, on propose de l'ancrage territorial, de la proximité et une labellisation qui repose sur 110 critères. On a un savoir-faire qui a 63 ans", met ainsi en avant Jacques Masson, le directeur général de Gîtes de France.
"Airbnb nous a obligés à nous questionner"
Une différence par rapport à Airbnb notamment, dont la montée en puissance ne cesse de bousculer le marché. "On ne se crée pas juste pour concurrencer Airbnb, ce n'est pas uniquement une stratégie d'opposition. On a une vraie histoire à raconter, qui a du sens", précise toutefois Jacques Masson. Contrairement à l'hôtellerie, le camping ou les résidences de tourisme "qui sont très structurés, l'hébergement chez l'habitant est un peu le parent pauvre du tourisme en France, il faut lui redonner du lustre, un nouvel élan et surtout de la visibilité", résume Jacques Masson. Les deux acteurs ne s’inscrivent d’ailleurs pas dans les mêmes zones géographiques. Airbnb concentre en effet son offre sur les villes, avec moins de dix pour cent d’hébergements en zones rurales. "Airbnb a permis de rafraîchir le marché et de faire connaître l'hébergement au plus grand nombre. Ils nous ont bousculés, nous ont obligés à nous questionner", admet néanmoins Jacques Masson.

