Espagne : un mois après l’accident d’Adamuz, Renfe reprend les liaisons entre Madrid et l’Andalousie

Les liaisons à grande vitesse reprendront d'abord entre Madrid et Séville, Cadix, Grenade, Almeria et Huelva.

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LT

L’Echo touristique, AFP

18 février 20262 min de lecture

Séville Trains Espagne Andalousie Madrid
Des trains à l'arrêt en gare de Santa Justa à Séville, le 9 février 2026. Le syndicat des conducteurs SEMAF avait entamé une grève nationale de trois jours pour exiger des garanties de sécurité suite aux accidents mortels d'Adamuz et de Gelida.© CRISTINA QUICLER / AFP

L'opérateur ferroviaire espagnol Renfe a annoncé mardi la reprise de la circulation des trains à grande vitesse entre Madrid et l'Andalousie, dans le sud du pays, un mois après la tragédie d'Adamuz ayant fait 46 morts dans la collision de deux trains.

Pas de reprise vers Malaga

Depuis cet accident le 18 janvier, qui a bouleversé toute l'Espagne, le trafic ferroviaire entre la capitale, Madrid, et l'Andalousie, y compris la grande ville touristique de Séville, étaient pratiquement à l'arrêt, avec des bus de remplacement mis en place sur une partie du trajet. Le ministre des Transports, Oscar Puente, dont l'opposition de droite et d'extrême droite a réclamé le départ après la tragédie d'Adamuz, avait dit prévoir la réouverture des lignes pour début février. Mais un enchaînement de plusieurs tempêtes avait repoussé les travaux de réparation sur les voies endommagées.

Dans un communiqué, Renfe a dit mardi "rétablir" son service de trains à grande vitesse allant de Madrid à Séville, Cadix, Grenade, Almeria et Huelva. Toutefois, la liaison Madrid–Malaga, prisée des touristes notamment, "ne retrouvera pas son fonctionnement normal" avant "début mars", après l'effondrement d'un mur de soutènement, a précisé la compagnie.

Entretien du réseau

Avec 4 000 kilomètres de voies ferrées, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l'une des fiertés du pays. Le drame d'Adamuz, suivi 48 heures plus tard par un accident ayant coûté la vie à un conducteur de train en Catalogne, a ravivé les débats en Espagne sur l'entretien du réseau ferroviaire et sur la sécurité pour les passagers, dans le deuxième pays le plus visité au monde chaque année.

A Adamuz, un train de l'entreprise privée Iryo avait déraillé avant de heurter un train de la Renfe venant en sens inverse, un choc particulièrement violent survenu à plus de 200 km/h. L'hypothèse privilégiée à ce stade par les enquêteurs est celle de la rupture d'un rail ayant provoqué le déraillement du train Iryo.

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