L'avenir d'Alitalia s’assombrit encore. La prolongation d"au moins huit semaines demandée par Ferrovie dello Stato (et Atlantia) pour la présentation d'une offre ferme – révélée par le Corriere della Sera - soulève des doutes, notamment juridiques, aux yeux des commissaires en charge du dossier. Il y a quelques jours, le média économique italien révélait que Alitalia perdait 715 000 euros par jour. Rappelons qu’Atlantia exploite notamment les aéroports de Rome et est contrôlée par la famille Benetton, et Ferrovie dello Stato (FS) est l'opérateur public ferroviaire italien. Enrico Laghi, Daniele Discepolo et Stefano Paleari, les commissaires en charge du dossier Alitalia, auraient exprimé de nombreuses réserves quant à l’énième extension demandée par les chemins de fer italiens pour développer un consortium qui prévoit l'entrée d'un "partenaire industriel" comme Delta Air Lines ou Lufthansa.
Une lettre qui ne passe pas
Selon le média italien, il y a un certain mécontentement à la tête du ministère du Développement dirigé par Stefano Patuanelli. Le Trésor public italien devrait être appelé à débourser au moins 250 millions pour un autre prêt avec un risque de rejet par l'Union Européenne. La compagnie italienne a déjà reçu un prêt-relais de 900 millions d’euros. Selon les trois sources du média italien, le ton de la lettre envoyée par Ferrovie dello Stato (et Atlantia) pour demander plus de temps (ce serait la septième extension) afin de trouver un accord avec Delta ou, avec Lufthansa, n'a pas été apprécié.

