Aérien : où en est la procédure d'insolvabilité de la compagnie AnimaWings ?

Après un premier rejet, la compagnie roumaine AnimaWings dépose une nouvelle requête en insolvabilité et suspend ses vols jusqu’au 15 novembre 2026.

Nous suivre sur Google
Eglantine L’Haridon

Eglantine L’Haridon

27 octobre 20261 min de lecture

AnimaWings
AnimaWings espère reprendre ses vols le 16 novembre.© AnimaWings

Après le rejet d’une première requête par le tribunal de Bucarest le 14 octobre pour cause de documents manquants au dossier, la compagnie aérienne AnimaWings a déposé, le 20 octobre, une nouvelle demande d’ouverture de procédure d’insolvabilité. Selon le média roumain Informat, une audience est programmée le 28 octobre devant la juridiction bucarestoise. Dans l’intervalle, le transporteur, qui espérait initialement reprendre ses opérations le 25 octobre, prolonge la suspension de l’ensemble de ses vols jusqu’au 15 novembre 2026 inclus.

En marge de ce premier rejet, le tribunal de Bucarest a décidé de dissocier les demandes d’insolvabilité déposées par 25 créanciers de la compagnie. Parmi eux figurent plusieurs acteurs institutionnels, comme la banque Banca Transilvania, l’organisme de contrôle aérien ROMATSA et des aéroports roumains, dont les requêtes feront donc l’objet d’une procédure séparée. Son examen aura lieu le 11 novembre.

Dégradation financière

À l’arrêt depuis le 2 octobre, la compagnie présente sa démarche comme une mesure de protection qui devrait l’aider à restructurer son activité, après l’immobilisation de six de ses huit Airbus A320-300 pour des avaries techniques, conjuguée à l’envolée des coûts d’exploitation et du kérosène.

Mais au-delà de ces aléas opérationnels, la compagnie fait face, selon Informat, à une dégradation financière palpable. D’après les données du ministère roumain des Finances, la compagnie a essuyé plus de 22 millions d’euros de pertes en 2025, pour un chiffre d’affaires d’environ 66,5 millions d’euros. Ses arriérés fiscaux ont par ailleurs doublé en trois mois pour atteindre 11,5 millions de lei – environ 2,2 millions d’euros – au 30 juin 2026.

Présente en France depuis mars 2025 sur les axes entre Paris, Nice et Bucarest, la compagnie indique traiter progressivement le remboursement des réservations affectées.

Sur la même thématique

Voir tout