Pour la plateforme spécialiste des locations de vacances, les Français sont plus nombreux à renoncer au départ en raison de la nouvelle hausse du prix de l'essence, d’un pouvoir d'achat sous pression et d’un climat morose.
Un décrochage après un été positif
Pourtant, sur l’été, PAP Vacances avait enregistré une dynamique positive. Les prises de commandes progressaient de 2,9% en juillet-août, malgré un contexte déjà tendu (pouvoir d’achat, canicules, incendies).
« Les Français n’adaptent plus leur destination ou leur budget, ils renoncent en partie aux vacances », selon un communiqué.
Dans le détail, des régions ensoleillées, souvent plus lointaines pour les habitants du Nord de la France et donc plus coûteuses en carburant, décrochent nettement. La Côte d'Azur boit ainsi la tasse (- 11%), tout comme le Languedoc (-10,3%). La Vendée-Charente recule aussi (-13,7%). En revanche, certains territoires, proches des Franciliens, tirent bien leur épingle du jeu, comme l’Ille-et-Vilaine (+26,6%) et la Manche Nord (+ 20,8%).
Globalement, la mer concentre 74% des demandes, loin devant l'étranger (9%) et la campagne (7%).
Une Toussaint en recul plus modéré dans les agences
La dynamique des ventes de séjours agrégées par Orchestra, réalisées dans les agences physiques et en ligne françaises demeure également fébrile, sur fond de hausse des prix du carburant.
Sur l'ensemble des destinations du baromètre, le nombre de dossiers recule de 3,2% pour des départs à la Toussaint 2026, par rapport à la période de la Toussaint 2025.
L'an dernier déjà, la tendance était baissière (-2,6% en volume d'affaires). Producteurs et distributeurs parient désormais sur les ventes de dernière minute afin de rattraper leur retard.
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