Céline Dion à Paris : ses concerts attirent des spectateurs du monde entier
L’Écho touristique a pu assister au premier des seize concerts de Céline Dion organisés en 2026 à la Plenitude Arena, à La Défense, près de Paris. L’occasion d’interviewer quelques spectateurs, avant comme après le concert.
« J’habite à Puteaux et je suis venue à pied », s’amuse Camille*. Marie, elle, habite à Paris. « Je ne suis pas fan de Céline Dion. Et pourtant, ce concert est l’un des plus beaux auxquels j’ai assisté. Une histoire d’émotions sûrement, mais aussi de performance artistique, vocale, scénique. Tout était tout simplement beau. »
Jean, originaire des Yvelines, est sur la même longueur d’onde : « La chanteuse, fébrile à la première chanson, a retrouvé toute sa puissance et son aura dès la deuxième. Ce concert était aussi extrêmement émouvant, de par l’histoire et le combat de Céline Dion contre la maladie. » Une forme de renaissance pour l’artiste, dans « son deuxième » chez-soi, comme elle l’a exprimé à son arrivée en France.
« Moi, je viens d’Orléans et je suis fan depuis mon enfance. Las Vegas étant trop loin, c’est mon premier concert de Céline Dion », s'enthousiasme Louise.
Nous avons ainsi discuté avec Mimmi et Alexander, un couple de Suédois séjournant seulement trois nuits à Paris. Leur budget global de 2 500 euros comprend les billets du concert et les billets d’avion ainsi que les frais d’hébergement à l’hôtel. C’est une illustration du gig-tripping (voyage-concert). Les spectateurs convergent vers une même ville, où se produit un artiste. Céline Dion a ainsi donné le coup d'envoi de sa résidence de concerts à Paris le 12 septembre 2026, incitant de nombreux étrangers à venir l’applaudir.
La France a un argument de taille pour attirer des spectateurs à des concerts, le prix compétitif des billets pour ce genre d’événements. Aux États-Unis, il faut parfois débourser des centaines ou des milliers de dollars pour une place de concert.
Comment l'expliquer ? La tarification dynamique (yield), déployée dans le monde anglo-saxon des concerts mais pas encore dans notre pays, crée une spirale inflationniste.
L'empreinte carbone en question
La planète, elle, paye souvent la facture. En effet, l’empreinte carbone est le sujet qui fâche quand on traverse l’Atlantique pour uniquement applaudir une star. Un aller-retour Paris-New York peut ainsi représenter environ deux tonnes de CO₂ par passager. Soit l’empreinte par personne à ne pas dépasser d'ici 2050 pour espérer limiter le réchauffement climatique à +1,5°C, conformément aux rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Il serait toutefois absurde de pointer les vols long-courriers de manière dogmatique. Originaire du Massachusetts aux États-Unis, John* est venu écouter Céline Dion à la Plenitude Arena, mais n’a pas juste effectué un simple aller-retour. « J’étais au mariage d’un proche en Italie la semaine dernière, et je poursuis mon séjour après le concert à Colmar, pour découvrir l’Alsace et ses vins », a-t-il confié à L’Écho touristique.