« L’IA un tsunami, tant par son ampleur que par sa rapidité », a prévenu Charles Tandonnet, propriétaire d’Eventiz, l'éditeur de L’Écho touristique.
La rupture tient à un mot : agentique. « Un agent IA, c'est une entité qui observe son environnement et qui a la capacité d'agir sur lui en fonction d'un but. Là où l’IA conversationnelle, ou chatbot, renvoyait le mot le plus probable, l'agent boucle sur lui-même. Il vérifie, constate une lacune, va chercher l'information ailleurs, contrôle sa source », a exposé Charles Tandonnet. Le résultat est « OK », a-t-il nuancé : ni sûr, ni parfait.
Le point d'entrée se déplace
L'IA ajoute une couche au parcours d'achat. Après les réseaux sociaux et les blogs, désormais intégrés par les réseaux des industries touristiques, l'agent IA propose, compare, recommande.
Si les produits d'une agence ne sont pas accessibles au modèle, ils n'apparaîtront pas dans la comparaison.
« Si le modèle de langage ne vous connaît pas, vous n'existerez pas pour lui. Le vrai risque, c'est que l'IA conseille quelqu'un d'autre que moi », a développé Charles Tandonnet.
Responsabilité, confiance et visibilité
Une recommandation pas toujours comprise, ni entendue parmi les participants à la convention des EDV Centre-Ouest et Centre-Est. « La solution, c’est un site web qui intègre des réponses claires aux questions des clients dans la rubrique FAQ. Il faut être très attentif à la rédaction des questions posées et aux réponses apportées », a exposé Stanislas Lucien, dirigeant de Travel Insight, présent à la convention d’Istanbul. « Le vrai métier de l'agence de voyages, c'est de générer de la confiance », a insisté Charles Tandonnet.
Aux agences indépendantes, il recommande une communication ultra-précise, locale ou experte, plutôt qu'un combat frontal sur les segments des géants.