Aux États-Unis, l’industrie du tourisme respire un peu. Le marché canadien, traditionnellement le plus important pour le pays de l’Oncle Sam, est en effet reparti à la hausse en juillet (+7,6%), selon les données publiées par le National Travel and Tourism Office (NTTO), l’organisme fédéral américain chargé de produire les statistiques officielles sur les voyages et le tourisme international aux États-Unis. Après de légers redressements observés en mai (+2,7%) et en juin (+0,7%), c’est le troisième mois consécutif dans le vert pour ce marché stratégique. En juillet, 1,466 million de Canadiens ont ainsi visité les États-Unis.
Ces hausses interviennent après plusieurs mois de baisses marquées (-16,9% en janvier, -13,2% en février, -11,8% en mars…). Sur les sept premiers mois de l’année, les arrivées canadiennes restent d’ailleurs inférieures (-5,8%) à leur niveau de 2025, déjà historiquement bas. Selon Statistique Canada, les résidents canadiens ont effectué 23,1 millions de voyages aux États-Unis (soit -23,5% par rapport à 2024 et -26,7% par rapport à 2019). Le Canada reste devancé par le Mexique, qui génère 1,697 million d’arrivées en juillet (+8%).
Le marché français recule de près de 24%
Les deux marchés nord-américains ont ainsi contribué à maintenir quasiment stable le nombre total de visiteurs internationaux accueillis par les États-Unis sur la période, à 6,248 millions (-0,1%). Parce que les arrivées dites « overseas », c’est-à-dire sans le Canada et le Mexique par voie terrestre, ont diminué de 7%. Et la France fait partie des marchés les plus affectés.
En juillet, 134 478 visiteurs français sont entrés aux États-Unis, soit une baisse de 23,7% sur un an. Et le recul est encore plus marqué si on concentre l’analyse sur les arrivées liées au tourisme et aux loisirs (-25,6%). Selon les données préliminaires communiquées par le NTTO, la tendance ne s’inversera pas en août, avec 143 242 arrivées françaises comptabilisées (-22,6%). Sur les huit premiers mois de l’année, les États-Unis ont donc accueilli 925 622 visiteurs français, soit 15,3% de moins qu’à la même période en 2025.
Peu d'amélioration sur les marchés lointains
Quasiment tous les autres marchés européens s’inscrivent dans cette dynamique à la baisse. L’Italie recule de 14,3%, l’Allemagne de 14,2%, l’Espagne de 2,7% et les Pays-Bas de 21,2%. Le Royaume-Uni, premier marché émetteur du Vieux Continent, a bouclé juillet sur une petite hausse (+1,8%), avant de replonger en août (-8,9%).
Les marchés plus lointains résistent mieux, avec des baisses moindres en juillet, hormis pour la Corée du Sud (-31,7%). Mais la tendance se durcit en août et le nombre d’arrivées venues d’Inde (-11,6%), du Japon (-7,2%) ou de la Chine (-8,4%) assombrit les perspectives pour l’industrie du tourisme aux États-Unis.