Il était urgent de faire taire la polémique. La direction d’Air France, qui demandait à ses hôtesses de se conformer à la loi iranienne imposant aux femmes le port du voile sur son territoire, a accepté lundi 4 avril la demande de syndicats de mettre en place un système de "volontariat" sur la ligne Paris-Téhéran qui doit rouvrir le 17 avril.
Pas de sanction en cas de refus de vol
"Quand une hôtesse ou une pilote sera affectée sur un vol à destination de Téhéran, Air France leur donnera la possibilité de se désister et d'être affectée sur un autre vol. Chacune devra indiquer au préalable son refus de porter le foulard, suivant une procédure qui leur sera précisée", détaille la compagnie dans un communiqué, non sans avoir souligné que l’obligation du port du voile ne "s'applique pas durant le vol et est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République d'Iran". Un "dispositif d’exception" qui garantit aux hôtesses et pilotes récalcitrantes de ne pas subir de sanctions.

