Le secteur du tourisme a bénéficié de 45 milliards d’euros d’aides pendant la crise sanitaire, dont un tiers en prêts garantis par l’Etat. Pour la Cour des comptes, le « Quoi qu’il en coûte » appliqué au secteur sinistré du tourisme pendant la pandémie de Covid-19 a globalement rempli son rôle, en empêchant faillites et licenciements, mais elle regrette « une occasion manquée de transformation du secteur du tourisme ». Un constat qui a motivé un thread sur Twitter, de la part de Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde, vice-président du Seto, et président de l'Office du tourisme et des congrès de Paris.
« Quand on est dans l’urgence et que toutes les entreprises de tourisme risquent la faillite en perdant 90% de leur chiffre d’affaires, on ne fait pas des plans de transformation écologique ou numérique, écrit-il. Franchement cette remarque de la Cour des Comptes est hors sol… Les plans de transformation écologique et numérique sont nécessaires mais ne doivent pas être financées par l’Etat dont ce n’est pas le rôle. Dans notre entreprise cela fait longtemps que nous l’avons fait. (…) Ecrire que cet argent aurait pu et dû servir à la relance de la destination France est également assez hors sol. (…) Ce qui compte au final c’est que cela a fonctionné, emplois sauvegardés et reprise très forte post covid du tourisme. Donc merci au gouvernement. »

