L’AOK Pass est un passeport sanitaire numérique créé par une start-up installée à Singapour, qui porte en lui l’espoir de nombreux acteurs du tourisme mondial.
Selon le site Aviation Pros, il a été présenté à Genève jeudi 22 octobre à divers acteurs, tels l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), l'Association du transport aérien international (IATA) et le Conseil mondial du voyage et du tourisme.
De quoi s’agit-il ? Concrètement, une personne s'apprêtant à voyager par les airs devrait se faire dépister dans une clinique dédiée. Si son résultat s'avère négatif, elle pourrait alors rentrer dans l'aéroport grâce à l'AOK Pass délivré. La multinationale suisse Société générale de surveillance (SGS) entend bien être celle qui va institutionnaliser ce «passeport Covid négatif».
L'AOK Pass déjà testé en Italie
Mais il reste encore quelques problèmes à régler. Un passeport est fourni par l’autorité nationale à ses citoyens alors que l’AOK Pass est une initiative privée. «C’est tout le travail que nous faisons à présent pour le faire reconnaître par les aéroports et les Etats», explique Guy Escarfail, de la SGS, au média suisse Le Temps. Il faudrait donc une harmonisation des formalités entre tous les pays. Difficile à imaginer quand on voit la cacophonie au moment de la crise rien qu’en Europe. Il faudrait de plus faire appel à un laboratoire ou à une clinique, avec de nouveau la question du délai des résultats.
Quoi qu’il en soit, toujours selon Le Temps, quelque 170 aéroports s’apprêtent à reconnaître ce passeport sanitaire. Alitalia travaille sur un projet pilote sur ses liaisons Rome-New York, Rome-Abu Dhabi et Rome-Le Caire. Des aéroports de Paris, du Japon et des Etats-Unis pourraient également rejoindre le mouvement. Etihad Airways, la compagnie nationale d’Abu Dhabi, teste déjà le trajet Islamabad-Abu Dhabi avec tous les passagers munis d’AOK Pass.