Le 23 novembre 2015, le secrétaire d'État au tourisme, Matthias Fekl, réunissait les professionnels de l'industrie touristique en présence du Premier ministre, Manuel Valls. Un signe fort de la préoccupation de l'État à rassurer le marché mais aussi à freiner la psychose des étrangers à venir sur le sol français. L'occasion également pour le Premier ministre de rappeler quelques vérités, à savoir que, suite à l'application de l'état d'urgence, les frontières nationales n'étaient pas fermées mais les contrôles aux frontières renforcés et d'indiquer que toutes les mesures étaient prises pour assurer la venue des touristes étrangers dans les meilleures conditions. Pour Atout France, cette parole claire et forte de Manuel Valls, traduite et envoyée dans le monde entier grâce au réseau international de bureaux de représentation, a permis de communiquer positivement sur les marchés émetteurs. Le maintien et l'éclairage médiatique de la COP21 ont par ailleurs envoyé un message positif. Reste que pour des marchés hypersensibles à la sécurité comme le Japon, et dans une moindre mesure les États-Unis et la Chine, la baisse de la fréquentation à Paris a été immédiate et conséquente (jusqu'à -50 % pour le marché nippon). Les marchés européens ont pour leur part montré une sensibilité moindre, alors que les groupes et les scolaires ont été très touchés. Sans compter la désaffection des touristes régionaux, alors que traditionnellement le marché domestique est très porteur durant la période de fin et de début d'année. « Nous savons qu'après un tel choc, nous avons 100 jours difficiles », reconnaissait avant Noël, Christian Mantei, directeur général d'Atout France. « L'analyse de la fréquentation devrait être plus fine à fin février. En attendant, il faut multiplier les rendez-vous et les initiatives avec les marchés émetteurs, entretenir les relations avec les tour-opérateurs étrangers car la distribution a intérêt à retrouver le plus vite possible Paris dans sa programmation. »
Des actions ciblées par marché

