Le Comité d'organisation des jeux olympiques et paralympiques (Cojop) était déjà en crise ouverte après les démissions en deux mois de sa directrice des opérations, de son directeur de la communication et du président du comité des rémunérations. Mardi, une autre étape avait été franchie, Le Parisien affirmant qu'Edgar Grospiron avait également "décidé de se séparer de son directeur général Cyril Linette". Une réunion d'urgence s'est tenue mardi soir entre les principales parties participant de ces Jeux d'hiver, soit le gouvernement, les comités olympiques et paralympiques et les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.
Désaccords entre Edgar Grospiron et Cyril Linette
Mercredi, elles ont annoncé avoir "collectivement pris acte de désaccords insurmontables entre le président Edgar Grospiron et le directeur général Cyril Linette" et ajoutent avoir "données leur aval au président du Cojop pour conduire les discussions nécessaires" et "proposer la solution la plus adaptée", dans un communiqué qui ne faisait pas mention d'un éventuel départ de Cyril Linette. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a été plus directe lors de questions d'actualité au gouvernement: "concernant le directeur général, les parties ont confié au président (du Cojop) la responsabilité de conduire aujourd'hui les discussions qui aboutiront à son départ", at-elle déclaré devant le Sénat. "La gouvernance doit avancer au-delà des considérations personnelles. C'est un projet qui doit avancer dans le sens du collectif et de manière apaisée, et nous serons intransigeants sur ce point. Il nous faut poser un cadre de gouvernance stable", a martelé le ministre. Depuis ses débuts, le Cojop affronte des luttes d'influence politique ainsi que des crispations avec certains acteurs en région qui vivent mal la volonté de certains responsables parisiens de transplanter dans leurs territoires de montagne l'expérience de Paris 2024. Sans oublier les désaccords sur la répartition de la charge financière. Vendredi, la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé ramener de 7,5 à 3 millions d'euros une subvention destinée au fonctionnement du comité d'organisation pour l'inciter à surmonter ses querelles intestinales.
