Air France-KLM n'a pas atteint son objectif de rentabilité sur son exercice 2014. Le groupe a, certes, publié une perte nette en forte baisse, à 198 ME, mais sa marge a chuté de 13 %, à 1,85 Md E et le chiffre d'affaires a reculé de 2,4 %, à 24,9 Mds E. Un coup dur pour la direction : sans la grève des pilotes du mois de septembre, qui a coûté 425 ME, Air France-KLM aurait amélioré sa rentabilité. Mais d'autres facteurs, notamment une baisse de la recette unitaire au deuxième semestre, ont également pesé sur les résultats. Pour 2015, qui s'annonce « difficile » et « incertaine », le groupe a donc décidé de réduire la voilure, tant sur les investissements que sur le développement de nouvelles lignes, et d'accélérer les mesures d'économies. « On a souhaité prendre toutes les options qui nous permettraient de maintenir nos objectifs financiers en 2015 (...) et proposé d'être encore plus stricte sur les capacités, de limiter la croissance à un peu moins de 1 % sur le long-courrier » contre 1,8 % prévu, a précisé Frédéric Gagey, PDG d'Air France. Avec la baisse des recettes sur l'Asie et l'Amérique latine, le groupe a vu ses revenus sur le long-courrier diminuer de 1,3 % au troisième trimestre de 2014 et de 1,7 % au quatrième. Si l'Amérique du Nord reste très profitable, les surcapacités sur l'Asie, la baisse du trafic en Afrique liée aux difficultés du secteur pétrolier et le ralentissement de la croissance économique en Amérique du Sud, sont des phénomènes qui pourraient persister. Le groupe n'augmentera donc pas ses capacités cet été, mis à part l'ouverture de Paris-Vancouver et Amsterdam-Edmonton en mars. La flotte long-courrier, une première, va par ailleurs baisser de 107 appareils à 104 en 2016 et des ouvertures de lignes sont reportées à 2017.
Réduction des dépenses


