Jeudi matin, le ministre des Finances néerlandais, Wopke Hoekstra, a déclaré au 'De Telegraaf' qu’"en ces temps de crise, les bonus sont malavisés et incompatibles avec une aide financée par les contribuables". Que le versement d'un bonus au patron d'Air France-KLM n'était pas compatible avec une éventuelle aide de l'Etat néerlandais. Mercredi, devant les sénateurs français, la présidente du groupe, Anne-Marie Couderc, a déclaré que les discussions sur une combinaison de garanties d'Etat et de prêts directs à Air France devraient se conclure "dans les prochains jours", tandis qu'un accord sur le soutien néerlandais à KLM prendrait plus de temps. Un montant global d'environ 10 milliards d'euros est évoqué.
Suite à ces propos le CEO du groupe Air France-KLM, Benjamin Smith, a tenu à préciser par communiqué : « Je renouvelle fermement l'engagement que j'ai pris dès le 16 Mars 2020 de renoncer à 25% de ma rémunération pendant la crise liée au covid-19. Dans le contexte de la période très difficile que traverse le groupe Air France-KLM, cet engagement de réduction de ma rémunération implique évidemment l'abandon de ma rémunération variable annuelle (« bonus ») au titre de l'exercice 2020. Je remercie une nouvelle fois l'ensemble des équipes du groupe pour leur engagement exceptionnel au moment où notre secteur traverse la plus grave crise de son histoire. »
