Le vent serait-il en train de tourner pour les OTA (Online Travel Agencies) ? Ce qui est sûr c’est que les groupes hôteliers, longtemps appâtés par la force de frappe des agences en ligne (particulièrement Booking et Expedia), souffrent aujourd’hui de leur pouvoir de nuisance. "Les propriétaires d’hôtels se rendent compte que les agences en ligne ont un impact important sur leur rentabilité (le taux de commission peut atteindre plus de 25%, ndlr), c’est pourquoi ils tentent d’en être de moins en moins dépendants", a expliqué hier en introduction Vanguélis Panayotis, directeur du développement du cabinet d’études MKG Hospitality, organisateur du Global Lodging Forum.
Collaborer dans une juste mesure
Le géant hôtelier Accor n’échappe pas à la règle. En 2012, le volume d’affaires hébergement des OTA a représenté près de 1 milliard d'euros. Ce qui est beaucoup trop. Pour Grégoire Champetier, directeur marketing du groupe Accor, "il est inutile d’être en résistance avec les OTA et plus pertinent de collaborer avec elles mais dans une juste mesure. Le choix immense d’hébergements qu’offrent les OTA est essentiel pour les clients. Ce qui compte ensuite, c’est que le client vienne réserver sur le site d’Accor", explique-t-il. Le groupe va investir 120M€ dans les 3 prochaines années pour reprendre le contrôle de sa distribution en ligne. Accor travaille déjà à une refonte globale de son site web afin d’apporter une offre différente et bien plus conséquente que celle offerte par les OTA. "Il ne faut plus vendre de chambre seule. Il faut apporter plus de services, créer des packages, une e-conciergerie, des possibilités de transferts…", estimz Grégoire Champetier.