Puy du Fou

De son éviction du Club Med au leadership, Henri Giscard d'Estaing se confie Premium

Henri Giscard d’Estaing se réinvente, et plutôt deux fois qu’une ! L’ancien homme fort du Club Med s’investit dans deux projets complémentaires pour accompagner les nouvelles générations dans leur carrière, confie-t-il à L’Écho touristique. Le célèbre « HGE » se livre également sans détour sur son histoire d’amour et de désamour avec la marque au trident, dont il a piloté la stratégie de montée en gamme pendant 20 ans. Un parcours jalonné de réussites et d’embûches, notamment durant la pandémie.

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Linda Lainé

Linda Lainé

11 septembre 2026Mis à jour le 15/09/202616 min de lecture

Henri Giscard d'Estaing
Henri Giscard d'Estaing© Alexandre Nestora

L’Écho touristique : « Je n'ai pas vocation à l'éternité au Club Med », avez-vous déclaré dans une interview publiée dans Les Échos 2 avril 2025. Votre départ se préparait-il déjà à l’époque, mais à l’amiable ?

Henri Giscard d’Estaing (HGE) : Je crois qu’un leader doit être capable de passer la main lorsqu’il a accompli le projet dont il avait la charge. C’était mon cas. Avec les équipes qui m’entouraient, nous avions

Donc vous étiez prêt à passer la main, à l’amiable…

HGE : Nous avions défini avec l’équipe de direction le projet de croissance et d’innovation « Forever Young », pour permettre le retour en Bourse du Club Med. C’était nécessaire pour le financer et sans doute changer de taille. Pour réussir cette nouvelle étape, il me paraissait nécessaire que le Club Med revienne en Bourse, à Paris. Parce que les investisseurs n’investissent pas dans le passé, même lorsqu’il est glorieux, mais dans l’avenir. Compte tenu de ce que j’avais accompli et de mon âge, il me paraissait normal que cet avenir soit incarné par un nouveau dirigeant.

Le projet formait un tout : préparer puis conduire la cotation au deuxième semestre 2025 du Club Med à Paris, puis assurer une transition suffisamment longue pour accompagner les différentes étapes. Ce n’est pas ce qui s’est produit.

Vous souhaitiez alors, en 2025, un doublement de la taille du Club Med. C’est donc votre plan de développement que la nouvelle direction déploie, avec un objectif de 100 villages en 2035 ?

HGE : Je ne commenterai pas le futur du Club Med dont je n’ai plus la charge. Mais, oui, je considérais que le groupe conservait un potentiel remarquable, en termes de croissance comme de rentabilité. Cela passait toutefois, selon moi, par son introduction à la Bourse de Paris.

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