Tourisme en France : des recettes internationales en hausse, mais les Français partent moins au coeur de l'été
Le ministre du Tourisme Serge Papin a confirmé, au salon IFTM, le dynamisme du tourisme international. Les Français ont pour leur part tendance à moins partir en vacances en juillet-août, et davantage sur les ailes de saison.
« Les résultats montrent que la destination France continue de bénéficier d’une attractivité forte, soutenue par les clientèles internationales, a déclaré Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat. Soutenue aussi par la fidélité des Français à leur pays, en dépit des arbitrages budgétaires réels. »
Le ministre a évoqué des recettes touristiques internationales de 49,5 milliards d’euros entre janvier et fin juillet 2026. Le montant devrait dépasser 80 milliards d’euros en 2026, contre 77,5 milliards en 2025, a souligné Christian Mantei, président d’Atout France. Et ce, « avec une fréquentation qui va dépasser les 100 millions de touristes internationaux », a-t-il ajouté.
Des clientèles lointaines tirent la croissance, notamment celles du Mexique (+14% vs 2025), du Canada (+10%), de la Chine (+5%) et des États-Unis (+3%).
Le taux de départ des Français recule de 5% en juillet-août
Selon Serge Papin, 84% des vacanciers français ont choisi la destination France. Toutefois, ils ont réduit certaines dépenses, comme l’a également évoqué Christelle Chassagne, présidente d’ADN Tourisme et du Comité régional du tourisme de la Nouvelle-Aquitaine.
« L’économie de la restauration a souffert, la fréquentation n’est pas la consommation, a-t-elle relevé. Nous avons fait face cet été à deux chocs : le choc climatique et le choc inflationniste. Les Français ont sanctuarisé leurs vacances, mais en partant moins longtemps et dans la famille. » Des destinations ont tiré leur épingle du jeu, d’autres ont subi, c’est le cas de la Nouvelle-Aquitaine et de l’Occitanie, a ajouté la présidente d’ADN Tourisme.
Le taux de départ des Français a baissé de l’ordre de 5% en juillet-août (à 59%), a reconnu Serge Papin. « Mais la saison s’étire maintenant de juin à septembre » grâce à « un décalage sur les ailes de saison », relativise-t-il. « On désaisonnalise, ce qui est intéressant. » Le taux de départ des Français serait stable sur l’ensemble de la saison (juin-septembre), à 72%.
La Nouvelle-Aquitaine toujours à la peine
Malgré une campagne marketing de relance après les incendies, la Nouvelle-Aquitaine peine toujours à redresser la barre. Au mois de septembre 2026, 42% des professionnels constatent une baisse des réservations, 32% une stabilité et 12% une hausse, a précisé Christelle Chassagne.
Le ministre a annoncé que le prochain Comité de filière tourisme se déroulera en Nouvelle-Aquitaine, au début du mois d’octobre. Il sera naturellement question de l’adaptation au dérèglement climatique, entre autres enjeux.
D’ici là, les acteurs du secteur espèrent que l’arrière-saison permettra de limiter le recul d’activité lié aux incendies et aux canicules.