Le cabinet AirDNA, spécialisé dans l'analyse statistique de la localisation courte durée, comptabilise 139.400 annonces actives en Île-de-France en 2025 sur la plateforme Airbnb, dont la moitié à Paris (71.700).
Croissance soutenue depuis le Covid
Ce chiffre d'annonces franciliennes actives recule de 17% par rapport à 2024, année où les Jeux olympiques et paralympiques avaient provoqué un pic de nouvelles annonces, mais il bondit de 24% par rapport à 2023.
Parmi ces annonces, 52.900 sont louées plus de 120 jours par an, un chiffre doublé depuis 2019. Leur poids progresse « depuis la sortie de la crise sanitaire et atteint un point haut historique de 38% en 2025 », souligne l'étude.
L'IPR utilise le seuil des 120 jours, au-delà duquel un logement passe du statut de résidence principale à celui de résidence secondaire selon le droit français.
L'institut conclut que la baisse du nombre d'annonces entre 2024 et 2025 ne relève que d'une « évaporation » des chambres chez l'habitant et des emplacements occasionnelles proposées exceptionnellement pour les JOP.
Paris : les annonces « à l'année » représentent 72% des nuitées réservées
Paris, en particulier, a vu son nombre d'emplacements « à l'année » augmenter de 10.000 en deux ans pour atteindre 29.000 en 2025, « le plus haut niveau observé jusqu'ici » selon l'institut. « Ils représentent désormais près de 41% du total des annonces parisiennes proposées sur Airbnb et 72% des nuitées réservées dans la capitale », complète l'étude.
Cette forte augmentation arrive alors que la mairie de Paris a renforcé la réglementation des meublés de tourisme, mais les amendes se multiplient seulement depuis 2026.
L'année 2025 a battu les records de 2024 en termes de nuitées réservées en Île-de-France (16,7 millions) et de taux de remplissage : la moitié des annonces actives ont eu au moins 97 nuitées, selon les données d'AirDNA.
Une étude basée sur le scraping
AirDNA utilise une méthode d'extraction automatique des données (scraping) des sites des grandes plateformes spécialisées comme Airbnb, Booking ou Abritel pour évaluer le nombre d'annonces disponibles et le nombre de réservations mensuelles pour chacun.
L'Institut Paris Région a décidé de se « focaliser uniquement sur les annonces Airbnb, pour exclure tout problème relatif à d'éventuels doublons », et a exclu les annonces de type hôtelier ou n'étant pas des logements ainsi que celles pour des baux mobilité.
Les résultats de l'étude étonnent, puisqu'il est très difficile pour un particulier de mettre en location touristique une résidence secondaire à Paris toute l’année. Il faut notamment une autorisation de changement d’usage et une compensation souvent coûteuse. Le régime est bien plus simple pour une résidence principale, mais limité à 90 jours par an.