« La dynamique des chèques-vacances a permis la constitution de réserves significatives au sein de l’établissement (183,8 millions d’euros fin 2025) », explique le projet de loi de finances (PLF). Le texte prévoit par conséquent, dans l’article 50, un prélèvement de 125 millions d’euros effectué « à titre exceptionnel ».
L’agence conserverait toutefois « des marges suffisantes pour garantir l’équilibre de son modèle économique », est-il ajouté.
Le contexte reste au demeurant compliqué. Le volume d’émission commerciale nette de chèques-vacances s’amenuise doucement (-1,6 % d’émission en 2024 et -1,7 % en 2025).
« Un braquage » selon Jean Pinard
Sur LinkedIn, le consultant Jean Pinard critique vertement la mesure. Pour lui, ce prélèvement constitue « un braquage ».
« L'État aurait pu dire », au regard des problèmes de pouvoir d'achat des Français les plus précaires, « on demande à l'ANCV de puiser dans ses réserves pour proposer de nouveaux programmes ». « En cadeau d'anniversaire de la loi de 36 (sur les congés payés pour tous, Ndlr), on fait les poches de l'ANCV », ironise-t-il.
Établissement public, l’ANCV détient le monopole de l’émission des chèques-vacances. Son fonctionnement, proche de celui des tickets-restaurants, s’applique aux dépenses de vacances et de loisirs. Les commissions qu’elle prélève à l’émission et au remboursement des chèques-vacances financent ainsi son programme d’aide au départ en vacances.