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Les jeunes du tourisme : une génération passionnée, qui veut travailler autrement Premium

Le tourisme continue-t-il de faire rêver les moins de 30 ans ? La passion du voyage reste le principal moteur d’entrée dans le secteur, mais elle ne suffit plus à garantir un engagement durable. Salaires jugés insuffisants, attentes accrues en matière de qualité de vie, décalage entre formation et réalité du terrain, les jeunes professionnels bousculent les habitudes d’une industrie encore marquée par ses traditions. Écoles, formateurs, recruteurs et représentants professionnels dressent un constat partagé : les jeunes sont bien présents, mais ils ne veulent plus construire leur carrière comme leurs aînés.

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David Savary

David Savary

29 septembre 2026Mis à jour le 29/09/202621 min de lecture

Agence de voyages
Les jeunes interrogés dans le cadre de l'enquête travaillent notamment en agence de voyages.© Adobe Stock

Une enquête réalisée par L’Écho touristique auprès de 404 jeunes professionnels et étudiants du secteur confirme cette dynamique. Malgré les crises successives, le tourisme conserve une certaine attractivité. Près de 6 répondants sur 10 (58 %) déclarent avoir choisi cette voie avant tout par passion du voyage. La diversité du travail et des missions arrive loin derrière (21 %), suivie par la relation client (10 %).

Transformer une passion en métier

« Le premier moteur, c'est la passion du voyage et de la rencontre. Beaucoup veulent transformer cette passion en métier », confirme Julie Panadero, directrice générale sortante de l’Escaet (École supérieure de commerce et d'administration des entreprises du tourisme) à Aix-en-Provence. Même constat pour Yann Lafolie, formateur notamment à l’EPT (École des professionnels du tourisme), pour qui « l’idée de découvrir le monde, d’accéder à des destinations grâce aux éductours continue d’attirer. »

Un constat partagé par Thelma Peuch, responsable marketing et communication chez RX France, organisateur du salon IFTM. « Ce qui revient systématiquement chez les jeunes que nous rencontrons, c’est la passion du voyage et l’envie de la transmettre. » Elle observe toutefois que certains découvrent le secteur sans l’avoir envisagé, signe d’un manque de visibilité des métiers. Ce déficit de représentation est précisément ce que tentent de corriger les initiatives comme la Travel Agents Cup et sa déclinaison junior, qui visent à valoriser les salariés et favoriser la transmission entre générations.

Mais derrière cet enthousiasme initial, un décalage apparaît. Pour Valérie Boned, présidente des Entreprises du Voyage, l’enquête met en lumière un point de tension. Ce qui me frappe, c’est que la passion du voyage apparaît largement en tête des motivations, alors que la relation client n’arrive qu’assez loin derrière. Or nous sommes avant tout dans un métier de service. La relation client constitue le cœur même de notre activité. » Ce décalage, selon elle, révèle une méconnaissance persistante de ce que le métier exige vraiment.

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