Cet agent d’intelligence artificielle (IA) « ne répond pas seulement aux questions, il fait réellement le travail », et agit ainsi à la place de l'utilisateur, précise Meta dans un communiqué.
Une vidéo simule comment l’agent travaille de manière proactive. Muse prévient son utilisateur qu’un vol San Franciso-Denver est annulé en raison d’une tempête. Et il lui propose spontanément de trouver un autre vol.
« Contrairement à d’autres agents, Muse a été conçu pour fonctionner pour des milliards de personnes dans le monde, donc il n’y a pas de courbe d’apprentissage, poursuit Meta. (...) Il peut gérer des tâches, comme envoyer un e-mail ou réserver des voyages. » L’agent se souvient aussi des préférences d’une personne, et peut donc apporter des réponses personnalisées.
Un partenaire vols au Royaume-Uni
C’est notamment grâce à Duffel, basé au Royaume-Uni, que Muse propose la recherche et la réservation de billets d’avion.
« En intégrant l'API de Duffel à l'application Muse et au site web muse.ai, les utilisateurs peuvent indiquer à leur agent leurs destinations, leurs dates de voyage et leurs critères de recherche, explique l’entreprise britannique. Muse peut alors rechercher et comparer les disponibilités et les prix en temps réel sur la plateforme de Duffel, qui donne accès à plus de 500 compagnies aériennes. »
Concrètement, la réservation est transférée à Duffel. Le parcours client, lui, reste à améliorer. En témoignent les tests effectués par notre confrère PhocusWire. Pour ajouter des bagages ou des sièges après la réservation ou modifier des détails comme les noms des passagers, les voyageurs doivent passer par la compagnie aérienne, selon l’agent Muse. Par ailleurs, les changements le jour même doivent également passer par la compagnie aérienne. L'autonomie de Muse a ses limites...
Un enjeu de confiance
« Bien que l’intégration propose actuellement des réservations de vols, des hébergements seront proposés à l’avenir », a déclaré Steve Domin, PDG de Duffel, à notre confrère PhocusWire.
Muse est lancé depuis le 8 septembre aux États-Unis. Meta prévoit de le déployer dans d’autres pays dans les prochains mois.
L'agent est disponible via une application dédiée (iOS/Android), le site muse.ai et WhatsApp. Avec une version gratuite de base, ainsi que deux abonnements payants.
Reste à savoir si les utilisateurs auront confiance dans cette solution qui pioche dans leur vie numérique (e-mails, calendrier, achats, applications de sport...) pour agir. Selon l'agence Reuters, des tests internes auraient révélé des failles de sécurité et des risques d'exposition de données privées. Le groupe de Mark Zuckerberg doit désormais convaincre malgré ce passif, dans un environnement concurrentiel croissant. OpenAI, Anthropic et Google font eux aussi leurs premiers pas dans l'agentique.