Sur le panel iCE100 des 100 sites leaders, qui mesure l'évolution des ventes globales à périmètre constant, le printemps 2026 a été particulièrement dynamique.
Les ventes en ligne, tous secteurs d’activité confondus, ont progressé de 8,8% au deuxième trimestre 2026, après un premier trimestre moins tonique (+5,4%). Pour Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, cette croissance « a été tirée par un mois de juin assez exceptionnel ».
« Il y a une sorte d’addiction à la promotion »
Les promotions, les soldes, mais également le succès de produits comme des climatiseurs l’expliquent.
« Depuis 2023, il y a une sorte d’addiction à la promotion, a commenté Marc Lolivier. C’est aussi le reflet d’un contexte économique où la tension sur le pouvoir d’achat resurgit avec la flambée des prix de l’énergie. » Sans surprise, dans le prêt-à-porter, les plateformes chinoises (Temu, Shein) et Vinted comptent d'ailleurs parmi les dix sites les plus fréquentés en France.
Au mois de juillet, le soufflé du e-commerce est en partie retombé. Sur l'ensemble de l'année 2026, l'e-commerce en France devrait atteindre plus de 200 milliards d'euros, après 196,4 milliards d’euros en 2025.
Ventes en ligne de voyage : +3% au premier semestre…
Les ventes de voyage, elles, ont augmenté de 4% au deuxième trimestre 2026, après une timide hausse au premier trimestre (+2%). Le semestre atterrit ainsi à +3%.
Il s’agit néanmoins d’une belle performance, compte tenu des trois mois très compliqués qui ont suivi le début du conflit au Moyen-Orient.
Les voyagistes et les agences de voyages ont enregistré une chute des prises de commandes jusqu’à la fin du mois de mai. Les réservations de dernière minute n'ont pas permis de rattraper le retard du printemps.
… après un bond de 10% en 2025
Reste que, pour la Fevad, le voyage ne joue plus son rôle historique de locomotive. « Nous sommes très loin des performances passées, et notamment de la croissance de 10% du chiffre d’affaires en 2025 », a ajouté le patron de la Fevad.
Le Travel Revenge (revanche par le voyage), qui a marqué les années post-Covid, n’est plus d’actualité. La guerre au Moyen-Orient, les problèmes de pouvoir d’achat ainsi que les canicules et les incendies ont perturbé l’année 2026.
Signe des arbitrages budgétaires, le panier moyen recule de 4% à 60 euros, tous services et produits confondus, calcule la Fevad. La hausse des prix des carburants risque de contrarier la consommation des ménages au cours des prochains mois.