Si les professionnels de l’hôtellerie en France reconnaissent le potentiel de l’intelligence artificielle (IA), ils se disent moins convaincus que leurs homologues étrangers de ses bénéfices pour les équipes. C’est ce que révèle une étude menée par Mews auprès de 1 000 professionnels du secteur hôtelier au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en France et en Allemagne (200 par pays).
Automatiser les tâches chronophages
Seuls 53% des répondants français pensent que l'IA créera des emplois plus qualifiés et mieux rémunérés (contre 68% dans les quatre autres marchés), selon ce sondage publié à l'occasion du salon EquipHotel à Paris. Par ailleurs, 69% d’entre eux considèrent que l’IA sert avant tout à améliorer la productivité et la qualité du travail.
Les attentes des professionnels français se concentrent sur des tâches spécifiques et chronophages, relève Mews. Ainsi, 44% souhaitent automatiser la gestion des réclamations clients, contre 35% dans les autres marchés. La réservation de taxis et de transports figure également parmi leurs priorités : 39% désirent automatiser leur organisation, contre 30% ailleurs. À l’inverse, l’automatisation du départ des clients (check-out) constitue une priorité bien moindre en France : seuls 21% des répondants français la citent, contre 43% dans les quatre autres marchés.
IA : des résultats souvent erronés ou incomplets
Dans les cinq pays étudiés, 73% des hôteliers utilisant l'IA déclarent avoir déjà obtenu « des résultats erronés ou incomplets » faute d'accès aux données d'autres systèmes. L'intégration des outils joue un rôle déterminant dans la performance opérationnelle, commente Mews.
Autre enseignement : les équipes hôtelières françaises consacrent 30% de leur semaine aux interactions directes avec les clients, contre 23% dans les quatre autres marchés. « C’est précisément cette dimension humaine que la technologie doit préserver, et non remplacer », souligne Matt Welle, directeur général de Mews.
Basée à Prague, la plateforme, qui revendique 15 000 clients dans 85 pays, a levé 300 millions de dollars pour investir dans l'IA et la fintech.