Aucune destination française ne figure dans le top 10 du GDS Index 2026, le classement de référence des villes engagées dans la transformation durable du tourisme et des événements professionnels : c’est l’enseignement à retenir – en tout cas avec le prisme français – de cette nouvelle édition.
Helsinki (Finlande) conserve la première place du classement, et ce pour la troisième année consécutive. La capitale finlandaise obtient un score de 92,4%. Elle est suivie par Göteborg, en Suède (91,29 %), et Copenhague (90,35 %), au Danemark. Suivent Aarhus et Aalborg (Danemark), Glasgow (Ecosse), Sydney (Australie), Belfast (Irlande du Nord), Montréal (Canada) et Reykjavik (Islande).
Lyon quitte le Top 10
La première destination française, qui est aussi la première destination d’Europe centrale et du sud, c’est Lyon (12e). La capitale des Gaules obtient pourtant une meilleure note qu’en 2025 (85,88% contre 84,40%), mais d’autres villes ont progressé plus rapidement.
Le niveau global du classement s’est d’ailleurs élevé. Le seuil d’accès au top 10 est en effet passé de 86,59% contre 83,72% l’année dernière. Le top 40, lui, affiche cette année une moyenne record de 82,13%. Le score nécessaire pour y entrer atteint 72%, contre 69,72% en 2025. Avec Strasbourg (35e avec un score de 74,59%), la France ne place que deux villes dans ce top 40.
Beaucoup d'intentions mais peu d'actions
Le GDS-Index évalue les destinations selon quatre grandes dimensions : la gestion de destination, la performance des fournisseurs, les progrès sociaux et les résultats environnementaux. Cette année, 167 destinations de 38 pays ont participé à 705 évaluations.
La publication du classement s’accompagne de celle d’un rapport qui fait apparaître un paradoxe intéressant. Il montre en effet que les stratégies de durabilité sont désormais largement installées, avec plus de 90% des destinations qui ont pris des engagements concernant le climat, les émissions de gaz à effet de serre ou la biodiversité. Pourtant, seules 6% d’entre elles sont en mesure de démontrer la mise en œuvre complète d’au moins un de ces objectifs. Vous avez dit greenwashing ?