Plus de 1,57 milliard d’arrivées touristiques sont attendues en 2026, selon le WTM Global Travel Report 2026 réalisé par Tourism Economics, la filiale dédiée d’Oxford Economics, acteur majeur du conseil économique sur le marché mondial. Ce qui constituerait une croissance d’environ 2% par rapport à l’année 2025, déjà record. Les dépenses touristiques pourraient atteindre 7 800 milliards de dollars à l’échelle internationale, en hausse de 9%.
Et ce malgré les nombreux éléments défavorables pour la consommation globale, et la vente de voyages en particulier. La hausse des prix du kérosène, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les arbitrages des ménages pour préserver leur pouvoir d’achat et la réduction de l’offre aérienne devraient ainsi provoquer une baisse du marché long-courrier (-3%) en 2026. À l’inverse, les voyages domestiques ou régionaux devraient progresser (+3%).
Des prévisions optimistes mais sous conditions pour 2027
L’Afrique (+8%), l’Océanie (+8%) et l’Europe (+5%) seront les régions touristiques qui en profiteront le plus en nombre d’arrivées. Logiquement, le tourisme s’effondre au Moyen-Orient en 2026, avec une baisse du nombre d’arrivées de 40% anticipées. Ce qui devrait, dès 2027, provoquer un effet de rattrapage.
C’est en tout cas ce que prévoit Tourism Economics, avec une hausse des arrivées internationales de 8% attendue l’année prochaine. Le rebond du long-courrier et des destinations du Moyen-Orient permettrait d’aller chercher cette croissance… à condition que les tensions s’apaisent dans la région.
Le rapport met enfin en avant plusieurs facteurs structurels (hausse des revenus dans les marchés émergents comme l’Inde et la Chine, hausse des capacités aériennes, résilience du secteur…) qui permettent de viser les 2,2 milliards d’arrivées touristiques internationales à l’horizon 2032. Dans un contexte favorable et optimiste…