Après trois années fastes, les voyagistes français ont vu le marché redevenir prudent en 2025. Avec, selon l’expression chère à Patrice Caradec, le président de leur syndicat, « une très forte sensibilité au prix ». Pour les membres du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), il a donc fallu faire un choix stratégique : limiter l’augmentation de leurs prix malgré la hausse des coûts pour faire voyager davantage de clients, au détriment des marges. Ajuster les tarifs jusqu’à la dernière minute pour remplir les avions En effet, sur la saison estivale (du 1er mai au 31 octobre 2025), ils enregistrent collectivement un chiffre d’affaires de 2,45 milliards d’euros, en hausse de 4,4% par rapport à l’année précédente.
Le nombre de clients progresse également de 3,8 %, à 1,68 million de voyageurs, sur la période. Côté prix, les évolutions sont moins marquées : la recette unitaire moyenne s’établit à 1 454 euros (+0,6 %) et le panier moyen, lui, plafonne à 3 979 euros (+0,7 %).

