En 2025, les voyagistes ont rogné leurs marges pour préserver les volumes Premium

En 2025, la question du prix a été plus centrale que jamais dans le choix des clients. Malgré la hausse des coûts de l’aérien et de l’hôtellerie, les voyagistes français ont tenté de les maintenir, quitte à mettre leur rentabilité sous pression.

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Florian De Paola

Florian De Paola

15 octobre 20264 min de lecture

Europe
© Adobe Stock

Après trois années fastes, les voyagistes français ont vu le marché redevenir prudent en 2025. Avec, selon l’expression chère à Patrice Caradec, le président de leur syndicat, « une très forte sensibilité au prix ». Pour les membres du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), il a donc fallu faire un choix stratégique : limiter l’augmentation de leurs prix malgré la hausse des coûts pour faire voyager davantage de clients, au détriment des marges. Ajuster les tarifs jusqu’à la dernière minute pour remplir les avions En effet, sur la saison estivale (du 1er mai au 31 octobre 2025), ils enregistrent collectivement un chiffre d’affaires de 2,45 milliards d’euros, en hausse de 4,4% par rapport à l’année précédente.

Le nombre de clients progresse également de 3,8 %, à 1,68 million de voyageurs, sur la période. Côté prix, les évolutions sont moins marquées : la recette unitaire moyenne s’établit à 1 454 euros (+0,6 %) et le panier moyen, lui, plafonne à 3 979 euros (+0,7 %).

Pour le Seto, les voyagistes ont donc, au moins en partie, sacrifié leurs marges afin d’assurer les départs vers les différentes destinations. « Jusqu’à la dernière minute », il a fallu animer les ventes, déployer des opérations commerciales et ajuster les tarifs pour remplir les avions et les chambres d’hôtel. Après avoir récolté les fruits du Revenge Travel, les tour-opérateurs ont préféré jouer la prudence et écouler les stocks engagés en 2025.

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