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Voyages d’affaires, une reprise encore timide

La fin des commissions aériennes et le développement des outils de réservations en ligne ont perturbé les relations entre les agences et les entreprises.

La reprise du marché du voyage d’affaires, amorcée en 2003, se confirme. Telle est la conclusion du baromètre annuel d’American Express Voyages d’Affaires, réalisé auprès de 222 entreprises françaises. La reprise reste toutefois timide avec une croissance de 2,3 % cette année, portant le marché à 25,4 milliards d’euros. Il se rapproche de son niveau historique, atteint en 2000.

Ce sont les entreprises moyennes (100 000 E à 5 ME de budget voyages annuel) et grandes (+ de 5 ME) qui tirent la croissance, avec des augmentations respectives de 3,9 et 4,8%, grâce à leur développement à l’international. En revanche, les PME (moins de 100 000 E de budget), qui constituent le coeur de l’activité des petites agences, ont réduit leurs déplacements de 3 %.

Un regard critique

Concernant les relations avec les distributeurs, la fin des commissions aériennes a accéléré le système de rémunération à l’acte (transaction fee), utilisé dans 80 % des cas en 2005 (34 % en 2003), contre 20 % pour le management fee (rémunération en fonction d’objectifs d’économies). Reste que la satisfaction des entreprises vis-à-vis de leur agence se dégrade. Ainsi, 28 % se disent totalement satisfaites en 2005 (46 % en 2003). A noter un léger recul sur les critères de qualité de l’accueil et des conseils. Les entreprises dénoncent aussi le trop faible respect des procédures par rapport à leur politique voyages. On peut y voir les conséquences du bouleversement actuel, avec la généralisation des outils de réservation en ligne, qui peuvent désorienter.

A ce titre, 14 % des sociétés déclarent utiliser un outil de réservation en ligne en 2005, un chiffre stable par rapport à 2004, mais plus faible qu’aux USA ou en Grande-Bretagne. La forte présence du train en France, qui a nécessité une adaptation des outils, expliquerait le retard. Parmi les autres freins, les entreprises mettent en avant la perte de temps (42 %), la faiblesse du conseil (19 %) ou la charge supplémentaire de travail pour son service voyages (19 %). Des réticences qui rappellent que l’implantation d’un outil de réservation en ligne dans une entreprise doit s’accompagner de conseils, de formations et d’un suivi par l’agence. Pour 2006, American Express Voyages d’Affaires table sur une croissance du marché du voyage d’affaires en France de 3 à 4 %.

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