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Une première brèche

« L’information, révélée par L’Echo touristique le 1er décembre, est presque passée inaperçue. Elle est pourtant essentielle : en Grande-Bretagne, les gros tour-opérateurs ont décidé de baisser leur commission aux agences de 10 à 7 %. Il aura fallu deux semaines pour que des voix s’élèvent de ce côté-ci de la Manche. Avec une certitude : la France est à l’abri d’un tel phénomène, tant les marchés anglais et hexagonaux son différent

L’information, révélée par L’Echo touristique le 1er décembre, est presque passée inaperçue. Elle est pourtant essentielle : en Grande-Bretagne, les gros tour-opérateurs ont décidé de baisser leur commission aux agences de 10 à 7 %. Il aura fallu deux semaines pour que des voix s’élèvent de ce côté-ci de la Manche. Avec une certitude : la France est à l’abri d’un tel phénomène, tant les marchés anglais et hexagonaux son différents ! Pour mémoire, lorsque les compagnies aériennes ont diminué leurs commissions aux Etats-Unis au milieu des années 90, nombre de professionnels français estimaient impossible une telle situation chez nous, mettant là encore en avant la fameuse exception française… On connaît le résultat. Il serait donc dangereux de sous-estimer ce qui se trame en Angleterre.

D’abord parce que les TO sont entrés dans une logique de consolidation. Les géants européens, qu’ils s’appellent Thomas Cook, TUI ou First Choice, contrôlent désormais les plus gros voyagistes français : Thomas Cook France, NF ou Marmara. Pourquoi ne seraient-ils pas tentés de reproduire ici ce qu’ils testent en Grande-Bretagne ? Par ailleurs, ils sont, des deux côtés de la Manche, soumis aux mêmes pressions de leurs actionnaires, à la même montée en puissance d’Internet. Des contraintes qui les obligent à réduire toujours plus leurs coûts. La distribution peut se passer des TO, affirme de façon péremptoire Richard Vainopoulos, président de Tourcom, mettant en avant l’éclatement du tour-operating français. Sans doute. Mais sur les 300 voyagistes français, combien peuvent fournir un stock conséquent aux agences, des solutions technologiques permettant de réels gains de productivité ? A être trop sûre d’elle, la distribution française pourrait finir par se brûler les ailes.

Sans valider le modèle anglais, les TO français affirment du bout des lèvres que le système actuel des commissions n’est pas satisfaisant, qu’il faudrait moduler les taux en fonction des dates de départs, d’objectifs de croissance… Ils n’ont pas encore osé aller jusqu’au bout de leur réflexion mais nul doute qu’ils vont observer avec attention la brèche qui s’ouvre en Grande-Bretagne.

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