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Syrie : les TO dans l’expectative

Alors que les manifestations épargnent pour l’instant les lieux touristiques, les voyagistes attendent d’éventuelles décisions du Quai d’Orsay ou du Ceto.

Après la Tunisie et l’Égypte, c’est vers la Syrie que se tournent désormais les regards des professionnels du tourisme. Commencées à la mi-mars à Deera, à l’extrême sud du pays, des manifestations violemment réprimées auraient fait plus de 60 morts la semaine dernière. Durant le week-end, les troubles se sont aussi étendus à d’autres villes, dont principalement Lattaquié, sur la côte nord du pays, sur fond de tensions confessionnelles entre musulmans chiites et alaouites. Selon les TO opérant sur la destination, dont la plupart n’ont pas encore de clients sur place, cette dégradation de la situation ne touche pas, pour l’instant, les principaux lieux touristiques. Mais à l’aube de la haute saison printanière, qui dure d’avril à juin, l’évolution de la situation est suivie de près. « Nos prochains groupes partent dans dix jours, ce qui nous laisse un peu de temps pour voir, commente Izabelle Delvaque, responsable commerciale de Aya Désirs d’Orients. Mais si la situation dégénère, on annulera les départs. » Même expectative chez Intermèdes, où Jane Jaffart, la directrice de production, se dit « dans l’attente des positions du Quai d’Orsay et du Ceto ». Lundi 28 mars, lors de notre bouclage, ni l’un ni l’autre ne déconseillaient les voyages dans le pays. Tout au plus le site du ministère des Affaires étrangères recommandait-il « d’éviter de se rendre dans les villes de Lattaquié et de Deraa et de privilégier, pour aller en Jordanie ou en venir, le point de passage de Nassib-Jaber ».

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