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Se prémunir contre les défaillances des fournisseurs

7 Entre le moment où il a été réglé et le départ des clients, un fournisseur peut disparaître. Les réseaux ont trouvé des parades à ce risque. Les indépendants sont plus exposés.

L’histoire du tourisme est jalonnée de faillites de TO, de compagnies aériennes…. Certains de ces sinistres ont l’effet d’un tsunami sur les agences. A chaque fois, une partie des sommes versées sous forme d’acomptes aux fournisseurs s’envolent en fumée, sans que la prestation n’ait été effectuée. En même temps, la responsabilité des agences est engagée et elles doivent rembourser leurs clients. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la garantie de l’APS ne fonctionne pas, l’organisme ne couvrant pas le risque commercial entre fournisseur et distributeur.

La gestion de ces risques est donc essentielle. Il s’agit d’anticiper puis de maintenir une veille. La clé se trouve dans l’information. D’abord financière, en explorant les bilans et retards de paiement Urssaf (inscription en privilège) sur Internet, puis en lisant la presse professionnelle, qui fait état des stratégies des entreprises. L’Echo touristique évoquait par exemple depuis longtemps les errements de Festival… Il faut en particulier se méfier des sirènes du marché, qui font beaucoup de publicité, souligne un professionnel. Le choix du fournisseur le moins cher n’est pas forcément le plus sécurisant, ajoute Richard Vainopoulos, président de Tourcom.

Les réseaux prennent en charge une partie des risques

La parade la plus efficace est l’appartenance à un réseau, sur lequel est transféré une partie du risque. Pour cela, le siège effectue, via sa centrale de paiements, un important travail : étude financière des fournisseurs, négociation pour un règlement après le retour du client (ce qui permet de le rembourser en cas de problème), veille permanente pour arrêter la machine si nécessaire. En matière d’aérien (règlement au BSP tous les mois), les garde-fous doivent être posés très en amont, par une sélection drastique des compagnies. Et gare aux transporteurs qui exigent un règlement dès la réservation ! Les dégâts peuvent alors être importants, comme dans le cas d’Air Bourbon. Un réseau lance des alertes internes et, lors d’une défaillance, engage sa force de négociation avec le BSP pour bloquer les sommes déposées. Ce qui n’empêche pas de militer pour que le BSP joue aussi un rôle de caisse de garantie, conclut Richard Vainopoulos.

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