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Quels droits pour les femmes enceintes

Le congé de maternité dépend des règles du droit du travail. Mais il est important aussi de bien le préparer avec ses collègues et le directeur de l’agence.

S i la maternité est un événement heureux, le congé qui en découle ne réjouit pas toujours votre directeur ou vos collègues. Le sujet est d’autant plus important que les femmes constituent 80 % des effectifs dans les agences de voyages. Si la personne n’est pas remplacée, ce qui arrive parfois, c’est un surcroît de travail pour l’équipe difficile à absorber, commente une vendeuse.

La loi prévoit que toute salariée enceinte bénéficie d’un congé de maternité, quelles que soient la forme et la durée de son contrat de travail (y compris pendant la période d’essai). Si le code du travail prévoit des règles, tout est aussi affaire de bon sens, résume Valérie Bonned, chargée des affaires sociales au Snav. Comme, par exemple, prévenir suffisamment à l’avance son employeur, pour faciliter la réorganisation du travail.

Pointilleuse, l’administration exige une déclaration de grossesse à la caisse primaire d’assurance maladie et à la caisse d’allocations familiales avant la fin du troisième mois. Cette déclaration est indispensable pour l’ouverture des droits à une indemnisation journalière. Selon le nombre d’enfants à charge et à naître, la durée du congé varie de 16 à 46 semaines.

La convention collective des agents de voyages ne prévoit malheureusement pas de dispositions plus favorables ! Seul un état pathologique, attesté par un certificat médical comme résultant de la grossesse, le prolonge, dans la limite de 2 semaines avant la date présumée de l’accouchement et de 4 semaines après celui-ci. La salariée peut aussi renoncer à prendre l’intégralité de son congé, mais il lui est interdit de travailler 2 semaines avant l’accouchement et 6 semaines après.

A son retour, la salariée doit retrouver son ancien poste

Si le contrat de travail est suspendu durant toute la durée du congé, cela ne signifie pas que la salariée perd son emploi. Bien au contraire ! La loi la protège du licenciement, sauf faute grave non liée à la grossesse ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à la grossesse, pendant son congé et les 4 semaines qui suivent la reprise d’activité. A son retour, l’employée doit retrouver son ancien poste ou similaire. Pour profiter pleinement de son enfant, il est également possible de démissionner sans préavis. Dans l’année suivant la rupture, la salariée conserve toutefois la possibilité de demander une réembauche par priorité. Dans tous les cas, profitez à votre retour du droit à un entretien avec l’employeur !

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