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Océanie

La région a résisté en 2009 grâce à des fréquentations stables en Australie et en Nouvelle-Zélande, plébiscitées par les touristes français. Mais la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie ont accentué leur chute.

En 2009, les tendances de 2008 se sont confirmées. Poids lourds de la région, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont permis à l’Océanie de garder le cap face au déclin de la Polynésie et de la Nouvelle-Calédonie. Avec 5,6 millions de visiteurs internationaux, l’Australie a affiché des résultats en baisse (-2,4 %) si l’on ne considère que les vacanciers. Touchée par une baisse importante du tourisme d’affaires (- 14 %) et de marchés proches comme le Japon (- 22 %) ou la Corée du Sud (- 17 %), la destination attire toujours les Français. Elle a accueilli 93 000 touristes hexagonaux en 2009. Une progression de 8,9 %, qui devrait atteindre près de 15 % en 2010, selon les prévisions du gouvernement australien. Ces bons résultats peuvent être attribués, selon les avis, à l’engouement des étudiants et des jeunes mariés, aux efforts de l’office de tourisme ou aux nouvelles liaisons et tarifs promotionnels. Parmi les tour-opérateurs, seul Australie Tours, désormais dans le giron du groupe Travel et Co, accuse une baisse significative. Autre destination solide, la Nouvelle-Zélande ne perd qu’une centaine de visiteurs sur un total de 2 458 382 en 2009, bien que la baisse soit plus importante si l’on s’en tient aux vacanciers et à la clientèle business (- 7 %). Les marchés des pays proches, qui représentent près de la moitié des arrivées en Nouvelle-Zélande, sont en légère progression alors que l’Asie chute de 11,8 % et l’Europe de 5,7 %. Mais les Français sont de plus en plus nombreux à visiter le pays : 23 227 en 2009 (+ 10 %), alors que 2008 avait déjà été un bon millésime. Un succès accompagné d’une progression des ventes de voyagistes bien positionnés, comme Australie Tours ou Asia. Tout irait donc relativement bien en Océanie, si l’on pouvait ignorer la chute spectaculaire de la Polynésie, qui, après une année 2008 en recul de 10 %, a terminé 2009 à – 18,4 % (160 447 touristes). Des chiffres qui ramènent la destination vingt-cinq ans en arrière. Particulièrement marquée sur les clientèles en provenance des États-Unis (- 24,9 %), de Nouvelle-Zélande (- 24,9 %) et d’Australie (- 35,9 %), cette baisse n’a pas épargné le marché métropolitain, en recul de 7,4 % avec 39 256 visiteurs. Des Français qui boudent aussi la Nouvelle-Calédonie, où ils n’ont été que 26 832 à se rendre. Un recul de 13 %, qui grève sérieusement la fréquentation globale du territoire : 99 379 visiteurs (- 4 %). À l’origine de ces mauvais chiffres, la crise n’explique pourtant pas tout. Vanuatu ou Fidji concurrencent sérieusement les territoires français d’outre-mer, pénalisés l’an dernier par un euro fort, mais cela devrait changer. D’autres destinations comme les Maldives ou les Seychelles ont en plus de l’attrait des prix celui de l’image. Une situation qui oblige les hôteliers à casser leurs prix mais permet aux voyagistes de s’en sortir, voire, comme Exotismes, d’afficher une forte progression. Reste que cette désaffection, qui se poursuivait au premier trimestre 2010 (- 10 %,) ne pourra pas perdurer longtemps.

L’Australie a accueilli 93 000 touristes hexagonaux l’an dernier