Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Nous pourrions racheter des miniréseaux régionaux

Après la restructuration liée à la fusion avec Protravel et Frantour, Jean-Claude Tacnet, directeur général de Carlson Wagonlit Travel France, fait le point sur l’activité du réseau et ses projets.

Comment se présente l’exercice 2006 ?

d Au premier semestre, Carlson Wagonlit Travel (CWT) affiche un résultat opérationnel de +10 % par rapport au budget. En termes de ventes, nous étions à fin août à +1,5 % comparé à 2005, avec une progression de 7,3 % pour la partie affaires et une baisse de 8,7 % pour le loisir (tourisme et billetterie), sachant que le périmètre a changé avec 15 % d’agences en moins. Surtout, la rentabilité est désormais comparable – de l’ordre de 1 % du volume d’affaires – entre le réseau affaires et celui de proximité, qui est redevenu bénéficiaire l’an dernier.

A quoi imputez-vous ces résultats ?

d Notre stratégie pour l’activité affaires est désormais bien définie et fonctionne, avec une part de marché en France de 27 %, ce qui fait de CWT le leader. Le réseau de proximité a été restructuré pour renouer avec la rentabilité. Son organisation est désormais régionale, avec une stratégie multicanal, à la fois sur le marché individuel et celui des PME-PMI. CWT a ainsi mis en place six régions dotées chacune d’un directeur. Parallèlement, nous avons créé quatre directions centrales : développement, marketing et Internet, communication, qualité et organisation.

Quel est désormais le périmètre du réseau de proximité ?

d Il compte 324 points de vente. Nous avons cédé ou fermé 52 agences depuis un an. Il n’est pas prévu d’autre ajustement à l’avenir, sauf à la marge. Au contraire, nous n’excluons pas de racheter des miniréseaux régionaux, notamment dans le Nord et en Paca. Ils devront correspondre à notre stratégie, avec une double activité loisirs et PME/PMI. Pour Paris, nous préférons nous appuyer sur la franchise. Au global, depuis la mise en place de notre nouveau contrat de franchise il y a un an, nous avons recruté une dizaine d’agences. Ce contrat prévoit une cotisation annuelle de 1 500 E, qui inclut différents outils. Si le franchisé respecte notre politique de référencement à 80 %, il ne débourse rien de plus. A défaut, Il doit reverser au siège 0,5 % de son volume d’affaires. Nous espérons parvenir à 150 franchisés d’ici 2008, contre 90 à ce jour.

Avez-vous achevé votre réflexion sur les marques de votre réseau de proximité ?

d CWT compte actuellement 31 marques. Notre objectif est de disposer à moyen terme d’une marque nationale ombrelle, couvrant des marques régionales fortes, grâce à nos partenariats avec la presse quotidienne régionale (PQR). Cette marque ombrelle devrait être dévoilée d’ici la fin de l’année. Dans ce projet, les enseignes Protravel, Frantour et Forum pourraient disparaître.

Où en êtes-vous de vos projets sur Internet ?

d Un nouveau site grand public, dont l’adresse reste à valider, sera lancé début 2007. Il reprendra le portail TO en cours de déploiement dans nos agences, et une offre de vols secs s’appuyant sur l’outil développé par CWT à l’échelle européenne pour notre portail PME/PMI. Pour réussir son lancement à moindre coût, nous pouvons nous appuyer sur nos partenariats avec la PQR, nos clients entreprises quand ils partent en vacances, sans oublier le support de communication que représentent nos vitrines. Nos ambitions demeurent modestes pour 2007. Notre site actuel Travelonweb ne génère que 1 ME de ventes par an.

Après le désengagement du groupe Accor de votre capital, le réseau de proximité est-il susceptible d’être cédé ?

d Ce n’est pas à l’ordre du jour, d’autant que ce réseau est désormais rentable. Dans notre logique de services aux PME/PMI, il fait partie de la stratégie de CWT en France. Les deux réseaux affaires et proximité sont en outre complémentaires, notamment pour négocier avec les fournisseurs.

Quelles sont vos priorités dans le voyage d’affaires ?

d Il faut allier la proximité et l’automatisation des process. Nous souhaitons travailler ce dernier point. Les réservations en ligne via les outils de self booking tools ne représentent que 5 à 6 % des opérations. Notre plan à trois ans vise à augmenter les transactions globales, à effectif constant. Avec un objectif de 25 % de ventes automatisées en 2009.

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique