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Méditerranée

Commenter l’année 2010 à la lumière des événements survenus au cours du premier semestre 2011 est un exercice intéressant. Les belles performances réalisées l’an dernier par quelques destinations sont en effet démultipliées cette année à la faveur d’un printemps arabe qui redistribue les cartes dans le bassin méditerranéen. Ainsi la Sardaigne qui devrait battre des records cet été a-t-elle été lancée de façon prometteuse par Marmara en 2010. Près de 15 000 clients pour un début : le TO comme d’habitude a réussi son coup. Il compte avoisiner les 40 000 en 2011. Même succès en Espagne où il a progressé de 68 % l’an dernier grignotant une fois de plus les places fortes de ses concurrents. Avec 46 639 clients aux Baléares, il a même ravi la première marche du podium à Fram, bousculé sur ses terres historiques. Le Toulousain s’est contenté en 2010 de ventes stables quand Marmara a progressé de 20 % à Majorque (le marché français se tassant de 10 % selon le Ceto). L’Espagne, si prisée en cet été 2011, suscite depuis deux ans déjà de nouvelles convoitises. Les disparitions de Mundicolor, d’Iberica et la nouvelle stratégie d’implantation de clubs par les généralistes ont redynamisé une destination où les TO ronronnaient. La disparition de Forfait Flash en juin dernier mais surtout le gros appétit de Travelplan décidé à s’imposer comme le spécialiste incontournable vont contribuer à entretenir ce nouvel intérêt en agences. L’archipel des Canaries, investi en force par le groupe Thomas Cook France, Thalasso n° 1 (Fuerteventura) mais aussi Top of Travel depuis l’hiver dernier, y trouve lui aussi une deuxième jeunesse touristique sur le marché français. D’autant qu’il fait figure de bonne alternative à l’Égypte boudée comme la Tunisie, et dans une moindre mesure, le Maroc après les événements du printemps arabe.

LA TUNISIE PROFITE DES PETITS PRIX

Les deux pays du Maghreb étaient encore l’an dernier les poids lourds indiscutables de la zone méditerranéenne. La Tunisie a bien résisté à la crise en 2010 grâce à une politique tarifaire volontariste. Tous les voyagistes y ont maintenu leurs positions à coup de prix tirés. Le Maroc a, quant à lui, continué de progresser en fréquentation globale, mais échappe inexorablement aux TO avec une désintermédiation croissante, surtout pour les séjours à Marrakech. Agadir résiste mieux mais quelques spécialistes, à l’instar de Royal Tours, en ont fait les frais l’an dernier. Le TO a été liquidé en juillet 2010 sans que cela profite vraiment à ses concurrents. De même, en Croatie, la disparition de Marsans-Transtours n’a pas vraiment changé la donne. L’engouement frénétique du début de la décennie 2000 s’est bien tassé. Les performances de 2010 sont certes meilleures qu’en 2008-2009 à la faveur d’une reprise de la région de Dubrovnik, mais les TO n’ont pas rencontré le succès escompté dans le nord du pays. Chypre qui joue au yoyo depuis plusieurs années était dans une bonne tendance l’an dernier avec une hausse de la fréquentation française de près de 10 % après une baisse de 27,5 % en 2009 sans doute en partie liée à la disparition de 1001 Soleils. L’île d’Aphrodite continue d’intéresser des opérateurs ainsi STI ou Méditrad avec une brochure dédiée sans pour autant s’imposer encore comme une valeur sûre. Malte a retrouvé aussi des couleurs repassant la barre des 80 000 visiteurs en provenance de l’Hexagone. L’archipel profite à quelques TO comme Top of Travel. Mauvaise élève de l’Europe, la Grèce en proie à des mouvements sociaux l’an dernier n’a pas autant souffert que prévu grâce à un rattrapage estival. Tous les TO du Ceto s’accordent à penser que cela aurait pu être bien pire. Malgré une actualité économique toujours aussi morose, le pays devrait encore en 2011 tirer son épingle du jeu.

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