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Marseille 2013, un label capital pour le tourisme de la ville

Le label Capitale européenne de la culture 2013 obtenu par Marseille vient couronner et accélérer une stratégie de reconquête des touristes lancée voici quinze ans.

La candidature avortée de l’America’s Cup est déjà oubliée. Marseille vient d’être désignée comme Capitale européenne de la culture 2013. Cette victoire ouvre de nouvelles perspectives touristiques pour la cité phocéenne, vieille de 2 600 ans. Ce projet va structurer une destination sur une thématique culturelle devenue la plus pertinente pour le tourisme de court séjour et urbain.

Patiemment, depuis quinze ans, la cité phocéenne tisse sa nouvelle réputation de ville touristique marquant par jalons sa progression : création d’un Club de la croisière Marseille-Provence permettant de faire passer le nombre de croisiéristes de 11 606 en 1993 à 440 000 en 2007 (520 000 attendus en 2008), arrivée en 2001 du TGV Méditerranée mettant Paris à trois heures de la Canebière et Lyon à une heure des plages du Prado, lancement en novembre 2006 du premier terminal réservé aux vols low cost (mp²). Aujourd’hui, alors que MSC Croisières, Costa Croisières et Louis Cruise vont gérer le terminal croisières avec comme objectif le million de passagers en 2011 et que l’aéroport Marseille Provence en a accueilli 1,5 million sur les seuls mois de juillet et août (7,4 millions attendus sur l’année 2008 contre 6,96 millions en 2007), le label Capitale européenne de la culture 2013 offre un nouveau relais de croissance.

Le budget total de 98 ME, destiné à couvrir l’organisation, la communication, les actions de mobilisation et les manifestations, bénéficiera d’un étalement sur cinq ans. « 2013 ne consommera que 50 % du budget. Les premiers événements se dérouleront dès 2010. Nous voulons une montée en puissance progressive. 1 E investi se traduira par 6 E de retombées économiques », commente Jacques Pfister, Président de la CCI Marseille-Provence (CCIMP) et de l’association pour la candidature. « Ce label va nous permettre d’accélérer tous nos dossiers de politique touristique et nous rendre plus attractifs. Je souhaite l’organisation d’événements qui perdurent après l’échéance de 2013 », souligne Dominique Vlasto, adjointe au maire chargée du tourisme.

LE DÉBUT DESCHOSES SÉRIEUSES

Maxime Tissot, directeur de l’Office du tourisme et des congrès, vise « les 9 millions de touristes, passant au moins une nuit sur place, en 2013. Ils ne sont que 4 millions aujourd’hui ». Les 900 nouvelles chambres trois étoiles prévues en 2011 ne seront pas de trop pour les accueillir.

Pas question cependant de s’endormir sur ces lauriers. « Maintenant les ennuis commencent ! », lançait au lendemain de la victoire Bernard Latarjet, directeur de la candidature. Pour un spécialiste local du tourisme, « 2013 se joue à partir d’aujourd’hui ! Les réceptifs doivent maintenant organiser des produits packagés et réaliser des actions pour la presse et les tour-opérateurs. Des points où nous sommes très faibles ». Georges Antoun, vice-président de la CCIMP en charge du tourisme, préconise d’ailleurs d’« aller voir Liverpool, Lille et les autres vainqueurs précédents pour étudier les difficultés rencontrées ».

Une étude va être lancée en novembre prochain avec le CDT des Bouches-du-Rhône, l’Office de tourisme de Marseille et l’aéroport sur les passagers court séjour afin de mieux connaître leurs comportements et d’affiner les dispositifs mis en oeuvre pour les accueillir.

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