La pose de la première pierre s’est déroulée le 10 janvier lors d’une cérémonie officielle présidée par le Premier ministre Abiy Ahmed. Dans une publication sur ses réseaux sociaux, ce dernier a qualifié l’événement de « moment déterminant dans la marche de l’Ethiopie vers la modernisation et la prospérité ». Il a précisé qu’il s’agit du « plus grand projet de développement du transport aérien de l'histoire africaine ».
Un mégahub à 12,7 milliards de dollars
Avec un coût estimé à 12,7 milliards de dollars (près de 11 milliards d’euros), le projet de Bishoftu s’étendra sur environ 35 km2. L’aéroport disposera, dès sa première phase, d’une capacité annuelle de 60 millions de passagers, avant d’atteindre à terme 110 millions de passagers par an. Une capacité qui dépasserait celle de l’aéroport d’Atlanta, actuellement le plus fréquenté au monde. Les travaux, prévus pour durer cinq ans, permettront à terme de remplacer l’aéroport international d’Addis-Abeba Bole pour les liaisons internationales. Celui-ci, situé en plein cœur de la capitale, approche aujourd’hui de sa capacité maximale estimée à 25 millions de passagers par an. Selon Abiy Ahmed, la construction de l’aéroport de Bishoftu s’inscrit dans une stratégie multi-aéroportuaire visant à accompagner la croissance rapide du transport aérien éthiopien et l’expansion mondiale d’Ethiopian Airlines, la compagnie nationale.


