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Les îles sauvent la Grèce de la noyade

Écrasé par sa dette, le pays a aussi vu son économie touristique flancher l’an dernier. Mais le secteur reste à flot, soutenu en France par le succès estival de Rhodes et de la Crète. L’été 2010 pourrait être celui de Corfou. En attendant qu’Athènes se réveille…

Atteignant 123 % du PIB,le niveau d’endettement public de la Grèce affole les bourses mondiales et les gouvernements européens. Il fait aussi craindre aux Grecs un plan de rigueur, auquel beaucoup ont promis de s’opposer dans la rue. Le scénario n’inquiète pas, pour l’instant, les acteurs du tourisme, alors que les ventes sur l’été n’ont pas encore démarré. Mais la situation est surveillée de près. Car le secteur pèse lourd dans l’économie du pays : 20 % du PIB, soit sa première source de revenus. Une industrie qui a souffert de la crise en 2009, la fréquentation internationale reculant de 10 % et les recettes de 15 %. Et le marché français s’est à peine mieux comporté, avec une baisse de 8 % à 9 % du nombre de visiteurs, qui a avoisiné les 800 000.

LES CLUBS BOOSTENT LA DESTINATION

L’engouement pour Rhodes a cependant permis de limiter la casse dans l’Hexagone. Le débarquement conjoint de Marmara et Look l’été dernier, à grand renfort de vols charters, a donné un puissant coup d’accélérateur à l’île. La fréquentation des Français y a progressé de 10 % par rapport à 2008. Et les tour-opérateurs s’attendent à une nouvelle hausse l’été prochain. Idem pour la Crète, qui a fait le plein et reste la destination grecque numéro un de nombreux voyagistes. C’est le cas d’Héliades, pour qui l’île représente la moitié des départs vers la Grèce, ou de STI, qui y réalise 65 % de son chiffre d’affaires grec. Look, de son côté, a fait carton plein sur toutes ses destinations hellènes : 50 000 clients, soit une progression de 13 % par rapport à 2008. « L’ensemble de nos six Lookéa, en Crète, en Grèce continentale, à Corfou, dont le nouveau Lookéa, à Rhodes, a porté la croissance », analyse Michel Quenot, le directeur de la production, qui espère encore 10 % de progression cette année. Et laisse entendre que de nouvelles ouvertures sont à l’étude pour 2011. Nombre de TO misent sur le pays cet été. Thomas Cook en fait l’un des trois axes majeurs de son développement en moyen-courrier. Le groupe passera cinq à douze clubs, avec notamment le lancement de trois Eldorador à Rhodes, Corfou et dans le Péloponnèse. Même chose pour Héliades, qui renforce son offre club en Crète, à Rhodes et à Corfou, ou pour Fram, qui inaugure un club Framissima à Corfou. Des ouvertures qui pourraient bien propulser l’île au rang de best-sellers de l’été 2010, après une mauvaise saison 2009, et où Héliades ambitionne de devenir leader. La Grèce ne survit-elle donc que grâce au balnéaire et à ses îles ? Même STI, qui ne fait que du à la carte, reconnaît que c’est le segment dominant. Le TO fait pourtant partie de ceux avec lesquels l’OT souhaite travailler davantage « afin d’aller au-delà des classiques mer et soleil et dépasser la saison été », affirme Theodore Chartomatsidis, le directeur de l’office de tourisme en France. Avec une priorité immédiate : faire décoller Athènes, désespérément délaissée par les voyageurs. « Tous les vols vers la Grèce que nous avons dû annuler l’an dernier étaient à destination de cette ville », note, par exemple, Jean Brajon, DG d’Héliades. L’OT annonce avoir négocié avec les TO, les compagnies aériennes et les hôteliers pour construire une offre de city breaks qui devrait être présentée en mars. Objectif : des packages de trois jours/deux nuits avec vols à 300 E en hôtels 4*.

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