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Les Antilles en quête d’un nouveau souffle

La Martinique et la Guadeloupe, à la peine depuis l’hiver dernier, ont vécu un été particulièrement délicat. Les deux îles parlent d’un accident conjoncturel, lié au contexte international.

Année noire pour les Antilles françaises. Après une baisse de 15,4 % des ventes de voyages à forfait et de 11,2 % des vols secs chez les voyagistes membre du Ceto durant l’hiver 2007/2008 par rapport à l’hiver précédent, la chute s’est aggravée au cours de l’été : – 34,5 % des ventes entre le 1er mai et le 31 août chez les TO français.

un rebond qui risque de se faire attendre

Les comités du Tourisme des deux départements d’outre-mer n’ont guère de meilleurs résultats à présenter. La Martinique a annoncé une baisse de 4,2 % de la fréquentation touristique au cours des six premiers mois de l’année (303 643 visiteurs, contre 317 106 entre janvier et juin 2007), tandis qu’en Guadeloupe, elle est à l’étale sur la même période, mais recule de 10 % en juillet et août.

« Après avoir connu des désagréments locaux l’an dernier (le passage de l’ouragan Dean, ndlr), nous subissons cette année les désagréments internationaux », explique Madeleine de Grandmaison, présidente du comité martiniquais du Tourisme. Autrement dit, le ralentissement économique mondial, et la hausse du prix du pétrole. « Nous souffrons aussi de notre appartenance à la zone euro », affirme Thierry Gargar, directeur du pôle Tourisme des îles de Guadeloupe. C’est oublier que la plupart des destinations de la Caraïbe sont en souffrance, y compris celles qui affichent des prix en dollars comme la République dominicaine.

Dans ce concert de mauvaises nouvelles, un voyagiste, pourtant, fait exception. Et pas des moindres : Exotismes, le numéro 2 sur la destination (derrière Nouvelles Frontières, dont les chiffres sont artificiellement gonflés par les ventes de vols de Corsairfly), qui a fait voyager plus de 48 000 Français vers les Antilles en 2007. « Nous devrions terminer au même niveau cette année, assure Gilbert Cisneros, son président fondateur, avec une progression sur la Guadeloupe et un recul en Martinique. » Pour le TO, qui n’est pas membre du Ceto, ces bons chiffres récompensent vingt ans de fidélité aux deux îles d’outre-mer. Une prime au spécialiste et le résultat d’une politique agressive faite de promotions et d’animations commerciales.

Les Antilles peuvent-elles rebondir l’hiver prochain ? « La fin de cette année sera comparable à 2007 », prédit Thierry Gargar, tout en reconnaissant que les réservations des compagnies aériennes et des TO « ne sont pas très bonnes ». Même si Marmara n’ira pas aux Antilles cette année, Corsairfly a décidé d’ouvrir une nouvelle ligne directe Lyon/Pointe-à-Pitre hebdomadaire à partir du 21 décembre. Pour soutenir l’activité cet automne, le comité du Tourisme s’est également associé à quatre tour-opérateurs pour proposer un séjour 9 jours/7 nuits à partir de 1 049 E TTC par personne, vols inclus, pour un départ avant le 30 novembre.

La Martinique tente de jouer la carte multi-destinations en proposant un circuit combiné avec les îles de la Dominique et de Sainte-Lucie. « Notre objectif est de renouer avec la croissance en 2009, clame Madeleine de Grandmaison. Nous devons pour cela diversifier nos marchés et réduire la saisonnalité en renforçant nos actions sur l’Europe, en développant le marché intérieur et en perçant vers les Amériques et les Caraïbes. » Comme un air de déjà entendu…

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