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L'écotaxe sur les billets d'avion sera bien mise en place

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a assuré que l'écotaxe sur le transport aérien ne serait pas abandonnée.

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CP

Clément Peltier, AFP

7 décembre 20202 min de lecture

L'écotaxe sur les billets d'avions sera bien mise en place
Barbara Pompili a assuré que l'écotaxe sur le Transport aérien ne serait pas abandonné.© Unsplash
Cette semaine, le gouvernement [devra arbitrer les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.](https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/pdf/pr/ccc-sedeplacer-limiter-les-effets-nefastes-du-transport-aerien.pdf) Près de 40% des propositions de la Convention citoyenne sur le climat (CCC), figureront dans le projet de loi climat, a réitéré lundi Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique défendant la démarche du gouvernement, alors que des militants craignent des reculades. Notamment l’écotaxe sur le transport aérien dont la mise en place pourrait être repoussée à 2024, lors de la reprise du trafic normal dans ce secteur. ## L'écotaxe sera maintenue "Non, ça ne sera pas abandonné", a insisté lundi Barbara Pompili sur Europe Matin. "Pour baisser les émissions du secteur aérien, l’un des outils était cette taxe qui permet d’avoir 'un signal prix', indiquant quand il est préférable de prendre le train", détaille la ministre. "Mais cette taxe a peut-être moins d'intérêt maintenant", a-t-elle ajouté. "Quand le trafic va remonter, le principe sera remis sur la table et inscrit dans le texte de loi", assure Barbara Pompili. La ministre l’assure. Il ne s'agit pas de matraquer le secteur aérien une fois qu'il sera sorti de cette zone de turbulences. "Aujourd’hui on aide aussi le secteur aérien à évoluer, à utiliser de nouveaux carburants, à s’orienter vers l’hydrogène et pourquoi pas vers l’électrique", a argué la ministre sur Europe Matin. "Il y a évidemment des défenses sectorielles, des gens qui ne veulent rien bouger. Ce qu’il faut, c’est emmener tout le monde, ne laisser personne au bord du chemin. Mais cette réforme il faut la faire". ## Emmanuel Macron en colère Interrogé lors d'une interview, Emmanuel Macron s'est lui aussi défendu de minimiser le travail de la convention. "Je ne veux pas dire que parce que les 150 citoyens ont écrit un truc, c'est la Bible ou le Coran", a taclé le président, se disant "très en colère contre des activistes qui m'ont aidé au début et qui disent maintenant, il faudrait tout prendre". [Une pique envers le réalisateur Cyril Dion](https://www.liberation.fr/terre/2020/12/05/convention-climat-le-ping-pong-enerve-de-macron-et-dion_1807804), un des "garants" de la Convention citoyenne sur le climat  (CCC), qui a lancé une pétition pour "sauver la Convention" avec 335 000 signataires en deux semaines. "Les détricotages se multiplient", réplique Cyril Dion dans *Le Monde*. "Ce que nous - signataires de cette pétition - vous demandons n'est ni un 'sketch', ni une trahison, ni une 'solution de fainéant', mais simplement de tenir parole", reprenant des termes utilisés par Emmanuel Macron. Car "c'est le socle de nos démocraties", ajoute-t-il.

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