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Le Burkina fait défiler l’Afrique au Sitho

Vitrine touristique encore en devenir de l’Afrique de l’Ouest, le quatrième salon Sitho s’est déroulé du 25 au 28 octobre à Ouagadougou. Neuf pays africains y présentaient leurs atouts.

Le Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (Sitho) s’est donné pour mission de présenter en un seul lieu la diversité de l’offre touristique de l’Afrique de l’Ouest. Pour sa quatrième édition, du 25 au 28 octobre, huit destinations avaient répondu à l’appel du Burkina Faso : le Mali, le Niger et le Bénin, des fidèles de la première heure, ainsi que le Ghana, le Sénégal et le Cameroun, sans oublier la Côte d’Ivoire, bombardée invitée d’honneur, pour des raisons plus diplomatiques que touristiques.

De la visite surprise du Premier ministre lors la cérémonie d’ouverture à la présence de la Première Dame du Burkina Faso lors de la journée dédiée à la Côte d’Ivoire, la manifestation a servi de prétexte à une opération de communication politique d’après-guerre savamment orchestrée, qui lui a d’ailleurs valu un large écho médiatique en Afrique. Une aubaine pour ses organisateurs ! Ce fut en effet l’occasion d’asseoir la légitimité d’un salon encore jeune, qui s’installe doucement dans le paysage presque vierge d’une Afrique touristique jouant à domicile.

A la pêche aux gros poissons

L’objectif du Sitho est simple : proposer une rencontre annuelle moins onéreuse qu’un déplacement en Europe pour les exposants et mieux ciblée pour les visiteurs. L’alchimie de sa réussite l’est moins tant il semble difficile d’attirer les gros poissons du secteur. Côté exposants, outre les offices de tourisme, le plus souvent accompagnés de partenaires privés, on rencontre au Sitho le groupe Accor, Amadeus (venu présenter un nouvel outil dédié au tourisme africain), Air Burkina et Air France, des hôtels de Ouagadougou et des réceptifs, des campements solidaires, dont ceux de Tourisme et Développement solidaires, le parc régional du W…

Surprise : une grande partie du salon est dédié à l’artisanat. Pour un visiteur étranger, le tour est donc vite bouclé. Trop vite au goût des exposants ! Car, même si les rendez-vous et les rencontres entre exposants font partie de la logique Sitho, c’est la présence en nombre d’acheteurs européens qui permettra au rendez-vous de Ouaga de devenir incontournable. Cette année, une dizaine de professionnels français avait fait le voyage. Parmi eux, des TO d’aventure qui programment déjà le Burkina (Acabao, Explorator ou Nomade) et profitent de la manifestation pour y greffer une mission ou une recherche d’adresses de charme à Ouagadougou. Je suis venu rencontrer mon réceptif et élaborer un circuit à paraître dans notre prochaine brochure, explique Patrick Boucherand, chef de produits chez Allibert. Ce sera un combiné Mali/ Burkina.

Classique puisque, comme le remarque Guillaume Adeline, créateur du réceptif Couleurs d’Afrique, le produit d’appel du Burkina reste le pays Dogon, au Mali ! Et de regretter les post-tours proposés voici deux ans par quelques réceptifs burkinabé, qui avaient le mérite de faire découvrir le pays aux Européens. Les invitations seront lancées plus en amont l’an prochain afin de proposer à nouveau des éductours en collaboration avec les différents OT de la sous-région, promet Isidore Nabaloum, président du comité d’organisation.

Avis aux amateurs, la prochaine édition du Sitho est programmée du 26 au 29 septembre 2008. Nous ne saurions trop leur suggérer d’être curieux, certains qu’ils ne regretteront pas leur découverte d’une Afrique méconnue et attachante, loin du spectaculaire et près du coeur.

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