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La valorisation du patrimoine reste à la porte du château

L’ouverture des monuments historiques à la restauration et à l’hôtellerie fait son chemin… par la porte de service !

Plus de 50 % de la demande internationale sur la destination France est motivée par son attractivité culturelle et son patrimoine architectural. Problème : cette richesse est très inégalement exploitée et souffre de la logique du star-system, cinq monuments totalisant 56 % des visites. Comment dans ces conditions valoriser le formidable actif restant et rentabiliser les investissements entraînés par son entretien ? En novembre 2009, une convention Culture et Tourisme a été signée entre les ministères du même nom, pour « envisager l’implantation d’une activité économique » dans certains monuments historiques. En deux mots, de la restauration et de l’hôtellerie. Un an plus tard, alors que l’ouverture test d’un restaurant dans les communs du château d’Azay-le-Rideau s’est révélée positive, trois autres monuments historiques ont été retenus parmi les vingt présélectionnés. Un hôtel 3* ou 4* devrait ainsi voir le jour dans l’un des pavillons Louvois du Parc de Saint-Cloud, tandis que des chambres d’hôtes seront aménagées dans l’une des tours de la Cité de Carcassonne et dans les dépendances du château de Bussy-Rabutin.

ON EST ENCORE LOIN DES PARADORES

Quant à dormir dans la chambre du roi à Versailles comme l’affirmait il y a peu la rumeur, on en est loin. L’hôtel particulier du Grand Contrôle, donné en concession à une société belge qui y ouvrira un hôtel de charme de vingt chambres au printemps 2012, est un bâtiment annexe appartenant certes au domaine de Versailles – avec vue sur le parc -, mais éloigné du château et sans réel cachet historique. Idem à Fontainebleau, où l’on en est à la réalisation du cahier des charges concernant deux dépendances (les « quartiers » Henri IV et des Héronnières). On voit donc, comme le souligne avec insistance le ministère de la Culture, qu’il n’est pas question de suivre l’exemple des Paradores espagnols. Seules les dépendances sont visées par une politique qui devrait néanmoins prendre de l’ampleur dans les prochaines années.

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