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La République dominicaine cherche un second souffle

Pour redorer son blason auprès des Français, première clientèle européenne, l’office du tourisme relaie plusieurs plans d’actions en collaboration avec les tour-opérateurs.

La République dominicaine recrée, sur 48 000 km2, une diversité d’écosystèmes que vous ne pourriez trouver qu’en parcourant tout un continent. Des expériences que vous voudrez toujours revivre : 600 km de côtes et de plages vierges… Telles sont quelques-unes des signatures que déroulera la prochaine campagne de communication de la République dominicaine en juin. Une campagne dévoilée par Félix Jimenez, ministre du Tourisme, sur le stand de Marsans à la Foire de Paris, la semaine dernière. Elle sera assortie d’une nouvelle politique marketing, et sera relayée par plusieurs plans d’actions, menés en collaboration avec les TO. L’objectif est de redorer l’image de la destination, de plus en plus assimilée à du balnéaire bas de gamme, depuis l’offensive de plusieurs TO à petits prix, mais aussi de donner un coup de fouet à la fréquentation.

Une image galvaudée par les petits prix

L’an dernier, les Français ont été 300 009 à découvrir les charmes de l’île (sur 2,84 millions de touristes étrangers), soit une baisse de 5,4 % par rapport à 2003, la première depuis une incroyable décennie. Nos compatriotes demeurent toutefois la première clientèle européenne, devant les Allemands et les Espagnols. Pour les trois premiers mois de 2005, 109 639 touristes de l’Hexagone ont visité le pays, contre 101 530 pour les mêmes mois de 2004 (+ 8 %). Mais si l’hiver 2005 a été plutôt bon, les ventes de l’été s’essoufflent. Première destination de Nouvelles Frontières en 2004, l’île est ainsi repassée à la troisième place cette année, derrière la Tunisie et le Maroc.

Cette baisse était programmée. Les TO cherchent désormais des relais de croissance, notamment avec le Mexique, qui allie à la fois le culturel et la plage, mais également en créant de nouveaux produits au sein de l’île. Le cycle de vie est à maturité et la République dominicaine a pris un coup dans l’aile, depuis les prix cassés proposés par certains TO sur Internet, regrette Florence Lebouché, chef de produits de Vacances Transat. Pour inverser la tendance, le voyagiste a lancé, l’hiver dernier, des combinés plage-découverte vers le nord et le sud de l’île, bien accueillis par les agences de voyages. Le TO relaie aussi le plan d’action de l’office de tourisme, avec deux mailings adressés aux agences proposant des plus produits, par exemple une excursion gratuite pour tous les clients qui ont choisi les hôtels de leur sélection en juin.

Neckermann et Thomas Cook ont pour leur part fait le plein pour juillet-août (avec un forfait moyen de 1 524 E en juillet, 1 634 E en août), mais ont encore des disponibilités en juin, difficile à remplir. Septembre et octobre restent aussi à vendre, indique Frédéric Allemant, chef de produits. Pour faire parler de la destination, il programme une opération Festival des vacances pendant 15 jours en juin, pour la marque Neckermann, avec des promotions à 750 E la semaine en tout compris. Une relance par les prix naturelle à cette époque, mais qui ne doit pas devenir la règle. Les excellentes ventes long-courriers sur Air France démontrent qu’on peut aussi proposer avec succès des produits plus haut de gamme, rappelle-t-il. La campagne de communication de l’office du tourisme devrait donc tomber à point nommé.

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