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La province cherche une alternative à Air Littoral

Fortement ancrée à Nice, la compagnie défunte était aussi en position de monopole sur de nombreuses lignes à Montpellier, Béziers et Agen.

Le naufrage d’Air Littoral est une douche froide pour le Languedoc-Roussillon, et pas seulement en termes d’emplois. La compagnie faisait cavalier seul sur ses 14 destinations au départ de Montpellier (vers Lille, Strasbourg, Nantes, Bordeaux…), où était installé son siège social. L’aéroport cherche désormais un nouveau bol d’air, avec des solutions de remplacement. En attendant, les clients des agences se rabattent sur des vols en correspondance (via Paris ou les autres hubs d’Air France) ou sur le train. Air Littoral fait aussi défaut à Nice, sa première escale, avec 758 000 passagers. Ses principales lignes (Nantes, Lille, Strasbourg, Bordeaux, Toulouse) depuis la Côte d’Azur ont toutefois l’avantage d’être desservies également par Air France.

Sans surprise, les plates-formes touchées par la débâcle d’Air Littoral font les yeux doux à d’autres transporteurs, les compagnies à bas coûts, mais aussi Air France et ses filiales régionales. La direction de la compagnie nationale précise qu’elle mettra en oeuvre les réponses nécessaires pour assurer la pérennité de liaisons intérieures, dans la mesure où celles-ci ne mettent pas en péril la santé financière de l’entreprise.

L’espoir ? Air France…

Nous espérons qu’Air France augmentera ses rotations vers Nice, souligne Michel Benoît, directeur de Nantes-Atlantique. Nous discutons avec la compagnie en ce sens, tout comme nous l’incitons à se placer sur Montpellier. Même combat à Lille, Strasbourg ou Bordeaux.

Les cas de Béziers et d’Agen, coupés de Paris depuis la disparition d’Air Littoral, posent également problème. Ces deux aéroports, devenus fantômes faute de vols, s’apprêtent à publier des appels d’offres pour redécoller. Les lignes vers la capitale bénéficient de subventions, dans le cadre de l’aménagement du territoire. Air France pourrait reprendre Béziers-Paris (avec sa filiale Regional), assure Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports.

De son côté, la Corse a déjà trouvé des solutions de repli. CCM Airlines est sur le point d’assurer les dessertes abandonnées, entre Calvi, Figari, Nice et Marseille.

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