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L’Equateur refait doucement surface

Les TO français redécouvrent ce petit pays, condensé d’Amérique latine, moins cher que ses voisins. Un bureau de tourisme vient d’être créé à Paris, pour accompagner sa promotion.

Le tourisme en Equateur avait profité il y a quinze ans des problèmes du Pérou. Depuis, ce dernier a retrouvé son calme, alors que l’Equateur a cumulé crises politiques et économiques. Un retournement fatal. Le nombre de Français ne décolle pas : 13 490 en 2004 contre 14 585 en 2003 (-7,5 %), derrière les Espagnols, les Britanniques et les Allemands. 80 % de ces arrivées sont le fait de groupes, principalement des comités d’entreprises, accessoirement des incentives, indique Dominique Olivares, de Palmar Voyages (RTCE à Paris) l’un des principaux réceptifs servant le marché français, avec Klein Tours et Metropolitan.

Pourtant, l’Equateur est programmé par une quarantaine de tour-opérateurs français, groupistes comme Syltours, mais aussi généralistes comme Kuoni, Marsans, Jet tours, Voyageurs du Monde ou Vacances Transat, qui doit remettre la destination en brochure. Il y a aussi les spécialistes de l’Amérique latine (Empreinte, Dima, Altiplano, Makila, Maison des Amériques latines, Jetset/ Equinoxiales, bientôt le grossiste Terra Nova), des TO culturels (Arts et Vie, Clio) ou de la randonnée (Allibert, Club Aventure, Terres d’Aventures). La Bolsa Internacional de turismo, le salon du tourisme qui s’est tenu fin avril à Cuenca, a rappelé que des acteurs comme Starter ou Terre Entière étaient aussi prêts à ajouter l’Equateur à leur production.

Des efforts restent à faire pour l’archipel des Galapagos

Ce manque d’engouement des Français est d’autant plus regrettable que le pays est un condensé d’Amérique latine : deux villes classées au patrimoine mondial de l’Unesco (Quito et Cuenca), la vallée des volcans avec plusieurs sommets enneigés, un bout d’Amazonie, une riche biodiversité, une grande ville moderne (Guayaquil), des plages et les Galapagos. Les capacités d’hôtels et bateaux dans les célèbres îles sont toutefois saturées, avec des prix élevés. Un groupe doit s’y prendre plus de six mois à l’avance pour trouver de la place !

La situation est heureusement différente dans le reste du pays, qui totalise 2 610 hôtels et 117 130 lits. L’hôtellerie est même en surcapacité à Quito, Guayaquil et Cuenca, où beaucoup d’hébergements nouveaux ont vu le jour récemment. Il existe par ailleurs une grande variété d’haciendas dans la Cordillère, et de lodges en Amazonie, permettant de composer un circuit complet.

Exceptés les Galapagos, l’Equateur offre par ailleurs l’avantage d’être plus accessible, avec des prix inférieurs d’environ 20 % à ceux du Pérou, selon les réceptifs. Un argument qu’entend bien mettre en avant le pays dans le futur. A ce titre, un contrat de représentation a été signé en janvier en France avec Interface Tourisme. Avec un budget de 271 000 $ en 2005 (environ 220 000 E), la société va jouer le rôle de bureau de promotion de l’Equateur, et a déjà entamé des actions de marketing et communication. Objectif : faire rapidement progresser de 20 % le nombre de départs vers le pays qui souffre surtout d’un déficit d’image selon Anne Kiers, une des responsables d’Interface Tourisme.

Reste à convaincre aussi les transporteurs de jouer le jeu, puisqu’aucun vol direct n’est proposé au départ de France. KLM, Iberia, Continental, American Airlines ou Avianca desservent l’Equateur via leurs hubs respectifs. Le lancement par Air Europa de vols Madrid-Quito en dé- cembre 2004, en connexion avec Paris, devrait toutefois apporter un peu d’oxygène. De trois par semaine, les fréquences passeront à quatre le 20 juin.

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