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Hubert Joly, juge de luxe

Le président-directeur général de Carlson, grand voyageur, a pour mission de distinguer l’excellence parmi les cinq étoiles.

Hong Kong, Las Vegas, Paris, New York… En plus d’un mois, Hubert Joly n’a passé que trois jours chez lui, à Minneapolis, au Minnesota. Contacté par Hervé Novelli pour faire partie du jury chargé de décerner la distinction « Palace », le président-directeur général de Carlson apportera une dimension internationale et un regard de connaisseur. « J’ai commencé à 18 ans, comme réceptionniste, se rappelle-t-il. Depuis, j’ai eu l’occasion de beaucoup voyager et de découvrir des établissements d’exception. Sans oublier que Carlson, c’est aussi plus de 1 000 hôtels et des marques comme Radisson. » Diplômé d’HEC et de l’Institut d’étude politiques de Paris, Hubert Joly rejoint McKinsey et Company en 1982, comme consultant, se tourne vers les nouvelles technologies, d’abord chez Electronic Data Systems, puis chez Vivendi Universal. Toujours entre la France et les États-Unis, il prend les rênes de Carlson WagonLit Travel en 2004, alors filiale d’Accor, puis de Carlson en 2008. Ce Nancéien devient l’un des seuls Français à la tête d’une multinationale américaine, qui flirte aujourd’hui avec les 40 Mds$ (29,5 MdsE)de chiffre d’affaires. À 51 ans, passionné de ski et converti au vélo, l’homme, discret, goûte le luxe. Le nouveau Radisson Royal Hôtel de Moscou, ancien hôtel d’Ukraine, ou le Mandarin Oriental de Bangkok comptent parmi ses coups de coeur. « Il est important, pour juger, de pouvoir comparer avec ce qui se fait ailleurs, affirme-t-il. Nous aurons des critères, comme le lieu, son histoire ou son architecture. Mais il y aura des éléments subjectifs. Certains hôtels ont un certain je-ne-sais-quoi, comme on dit. »