Les splendeurs de la Rome antique ne seront bientôt plus un luxe réservé aux visiteurs de la capitale italienne, dont les ruines antiques ouvriront virtuellement leurs portes au monde entier grâce à un projet numérique lancé mercredi après des décennies de préparation.
Baptisé "Rome Reborn" ("Renaissance de Rome"), le projet propose à ses utilisateurs n'importe où dans le monde d'observer plus de 7 000 bâtiments et monuments sur 14 km2 tels qu'ils étaient en l'an 320, à l'aide de lunettes de réalité virtuelle ou d'un simple ordinateur. "L'idée m'est venue en 1974. J'étais déterminé à trouver un moyen de donner à voir ces monuments merveilleux au monde entier, mais la technologie n'existait pas encore", explique le directeur du projet, Bernard Frischer, archéologue numérique de 69 ans. "Nous avons dû réviser le modèle trois fois au fur et à mesure que la technologie progressait, mais après 22 ans et 3 millions de dollars (2,6 millions d'euros), nous y sommes enfin", s'est-il réjoui.

