Saccagé samedi dernier lors de la flambée de violence qui a émaillé les rassemblements des Gilets jaunes, l’Arc de Triomphe restera fermé jusqu’à nouvel ordre. “L’état de l’Arc de Triomphe ne permet pas une réouverture dans l’immédiat, indiquait dès hier Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments nationaux sur son compte Twitter. Le Centre des Monuments Nationaux est mobilisé pour rouvrir en sécurité le plus tôt possible.” "J'estime que les dégâts représentent plusieurs centaines de milliers d'euros, voire un million", a-t-il par ailleurs déclaré au Figaro. Les images tournées après ces violents incidents montrent en effet l’ampleur des dégâts. Le mobilier a été détruit, des œuvres d’arts ont été endommagées, des graffitis ont été tagués sur le murs, et les équipements informatiques sont hors d’usage. "
Un pillage méthodique
Il y a eu un pillage méthodique des salles d'expositions, des statues, de la boutique, des toilettes. Une maquette en plâtre des années 30, exposée dans la salle dite de l'Attique, a été réduite en miette. Le buste en marbre de Napoléon a été décapité, le moulage de la Victoire, issu d'un haut de relief, monument en pierre sculpté par François Rude, a été détruit", a énuméré Philippe Bélaval. "Nous sommes déterminés à ouvrir le plus vite possible, a assuré Philippe Bélaval à France Info. C'est très important par rapport à ce qu'il s'est passé que nous montrions que le monument reste ouvert et que tous ceux et toutes celles qui veulent s'y rendre pacifiquement, pour partager les valeurs que ce monument représente, puissent le faire."
